Jump to content
Company of Heroes France

Search the Community

Showing results for tags 'char'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Categories

  • Company of Heroes 1
    • Events
    • Guides
    • Updates
    • Mods
    • News
  • Company of Heroes 2
    • Events
    • Guides
    • Updates
    • News
  • Blog

Forums

  • Quartier Général de Company of Heroes France
    • CoH France - Actualités, Infos utiles et Règles
    • CoH France - Présentation des membres
    • CoH France - Clans francophones
  • Company of Heroes 2, CoH 2 : The Western Front Armies, CoH 2 : Ardennes Assault et CoH 2 : The British Forces
    • CoH 2 - Guides
    • CoH 2 - Discussion Générale
    • CoH 2 - Conseils, Stratégies et Tactiques
    • CoH 2 - Assistance
    • CoH 2 - Cartes et Mods
    • CoH 2 - Replays
  • Company of Heroes, CoH : Opposing Fronts, CoH : Tales of Valor et CoH (New Steam Version)
    • CoH 1 - Guides
    • CoH 1 - Discussion Générale
    • CoH 1 - Conseils, Stratégies et Tactiques
    • CoH 1 - Assistance
    • CoH 1 - Cartes et Mods
  • Discussions générales
    • Informatique - Discussions, Support et Tutoriels
    • Forum Historique
    • Jeux vidéos - Discussions et Bons Plans
    • Le Bistro

Categories

  • Company of Heroes 2
    • 1vs1
    • 2vs2
    • 3vs3
    • 4vs4

Calendars

  • Community Calendar
  • Relic Calendar

Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


Facebook


Twitch


Twitter


YouTube


Website URL


Location


Interests


Steam ID


Discord ID

Found 13 results

  1. "Poste d'Estallion sur le forum Coh france" Le Sherman est un bon char à tout faire. Dans sa version de base il navigue entre le crocodile anti infanterie et le M10 anti char. Lorsque vous construisez votre usine lourde, tout ce joue sur les ressources dont vous disposez et sur ce que l'adversaire dispose comme unité. Si votre adversaire part clairement sur une masse d’infanterie, le crocodile s'impose... sauf si vous ne disposez pas de 110 de carburant. L'équation peut être parfois serrée. avoir +20 de carburant en plus pour améliorer ses propres fusilier ou le dépôt. Le Sherman amélioré avec sa Mg peut faire office d'un bon support anti infanterie et devenir le fer de lance d'une offensive localisée. Cependant 125 pt de munitions seront nécessaire. Si votre adversaire part sur un mixe infanterie blindé, le Sherman devient très vite important, la encore l'amélioration Mg permettra de coucher l'adversaire permettant à vos fusiliers de prendre l'ascendant. Il permettra aussi de concentrer les tires de blindés adversaire, étant plus solide que le M10. A vous de placer vos unités en fonction de votre stratégie, mais j'y reviens après. Si votre adversaire part sur une masse de blindé lourd. L'amélioration du canon deviendra vraiment nécessaire. Le Sherman dans sa version de base n'est pas taillé pour lutter contre un Panther ou un tigre. Surtout avec les amélioration dont ils peuvent disposer. Un mixe Sherman + M10 sera nécessaire ainsi qu'une bonne maitrise stratégique. Comment employer son Sherman en combat ? Le Sherman est à la fois solide et fragile. Solide car c'est votre unité de terrain la plus solide avant le Pershing et fragile car comparé au Panther et tigre son blindage ressemble à une coquille d’œuf. Personnellement je préfère un Sherman amélioré à deux Shermans de base. Le principe du combat de char est de trouver le moyen de taper son adversaire soit sur le coté soit derrière. Surtout quand c'est un Panther qu'on a en face de soit. Le but est donc de contourner son adversaire. Ma stratégie est de faire de mon Sherman l’appât et de déployer sur les cotés mes m10/rangers/stikies qui feront le principal des dégâts a mon adversaire. Le Sherman doit même pouvoir reculer pour que le Panther se retrouve totalement encerclé. Un ou deux squads de sapeurs en backup sont primordiales pour la réparation. La réparation automatique de la doctrine blindé aussi. Dans les phases d'explorations, associer une jeep a son Sherman permet de lui donner une portée de tire maximum. De même un Sherman esseulé c'est 420 de requis et 90 de carbu gâché, il faut toujours le faire accompagner d'un soutient de fusilers et de sapeurs. A l'arrivée du Pershing, le Sherman change de rôle, il devient le soutient du Pershing mais dite vous bien qu'a nombre de chars égal, les allemands seront toujours plus puissant surtout si les chars adverses sont améliorés Bien sur tout cela reste théorique, la pratique est souvent différente Coût du Sherman : 420 réqui 90 carbut Coût de l'amélio : 200 réqui 100 carbu Coût des stickies : 80 réqui 25 carbu 2 Shermans non améliorés coûtent : 840 réqui + 180 de carbu 1 Sherman amélioré + stikies coutent : 700 réqui + 215 de carbu La balance est à mon sens à peut prêt équilibré. en sachant que plus ont aura de section de fusilers plus ont lancera de stickies sur un char adverse.
  2. LE PZKPFW VI AUSF. B Une légende bien réelle Tigre Royal du musée des blindés de Saumur (dernier Tigre II en état de marche au monde) APPELLATIONS : Une fois n'est pas coutume, le Panzerkampfwagen VI Ausführung B. se fait appeler de différentes façons : - Son nom officiel Pzkpfw VI Ausf. B. Tiger II - Sd.kfz 182 (sonderkraftfahrzeug => Véhicule spécial) - surnommé "Königstiger" traduit "Tigre Royal". DEVELOPPEMENT : Vers la fin de l'année 1942, l'étude d'un projet de char lourd destiné à succéder au puissant "Tiger I" allait voir le jour. En 1943, Hitler, après prise de connaissance du cahier des charges imposait que ce nouveau blindé devait recevoir un blindage frontal de 150mm et de 80mm sur les flancs. De plus, avec la lumière de l’expérience du tout nouveau char Pzkpfw V Panther, il a été décidé que le blindage serait incliné, pour plus d'efficacité. Comme pour le Pzkpfw VI premier du nom, Porsche et Henschel se lançaient dans la conception de ce nouveau char lourd. Krupp devait s'occuper, comme à son habitude, du canon de 88mm et d'une tourelle permettant d’accueillir ce dernier. Porsche étudiait 2 designs : - le VK 45.02 Ausf. A avec une tourelle plus conventionnelle - le VK 45.02 Ausf. B avec une tourelle disposée à l'arrière du châssis. De plus, un système de suspension similaire à celui des systèmes des châssis Porsche pour le Tiger I était installé. Notez les suspensions, très similaires à celles des châssis Porsche du Tiger I Plus conventionnel, moins complexe et surtout moins coûteux, le projet d'Henschel retenait l'attention. De plus, certaines pièces du Pzkpfw V Panther pouvaient être utilisées sur ce modèle de Tigre 2. 1500 engins ont été commandé, mais seulement 489 sont sortis d'usine, du fait que l'usine d'Henschel a été la cible des bombes alliées. Au départ, les cinquante premiers exemplaires furent munis de la tourelle Krupp mise au point pour le modèle Porsche, mais l'industriel redessina une tourelle spécifique, acceptant plus de munitions, et surtout corrigeant un défaut de la précédente. En effet, à l'origine, le mantelet du canon, semblable à celui des premières tourelles de Panther, c'est-à-dire en demi-cylindre horizontal, risquait de provoquer la destruction du char au cas où un obus touchait de plein fouet la partie inférieure de ce mantelet. Pour déplacer les 69,8 tonnes de ce monstre d'acier, seul le moteur Maybach HL 230 P30 de 12 cylindres en V (700cv à 3000 tr/min - 23 litres de cylindrée - 1850 Nm à 2100 tr/min) était disponible. Ce moteur était cependant excellent pour les 43 tonnes du Pzkpfw V Panther, mais très insuffisant pour déplacer les 27 tonnes supplémentaires du Königstiger. Pour combler au mieux ce défaut, une boîte de vitesse à 12 rapports (4 marches arrières) a été installé. moteur HL 230 P30 et transmission d'un Tigre II au musée des blindés de Saumur Le char disposait d'un train de chenille de 800mm, lui offrant une bonne tenue sur terrain instable comme la boue, malgré son poids énorme, générant une pression au sol assez faible. Ceci ne changeait en revanche pas grand-chose au fait que le char était trop lourd pour la majorité des ponts de l'époque, ce qui réduisait de beaucoup sa mobilité tactique. Mais avec un ratio de seulement 10 chevaux à la tonne, le char souffrait d'un cruel manque de mobilité, et d'une consommation énorme. Sa vitesse plafonnait à 38 km/h sur route, et moins de 20 km/h en tout terrain, et sa consommation de 500 litres aux 100 kilomètres ne lui permettait qu'une faible autonomie de 120 km sur route. Il était armé d'un canon de 88mm (KwK 43 L/71). Il pouvait percer le blindage frontal d'un char T34/85, d'un Sherman ou d'un Cromwell à 3,5 km, au-delà même de la portée des canons de ces chars. L'optique de visée du canon était elle aussi à la hauteur de ces extraordinaires caractéristiques balistiques. À titre indicatif, le canon du Königstiger perforait entre 132 et 153 mm de blindage incliné à 30° à 2 000 mètres de distance. L'ensemble du char était muni d'un blindage épais et incliné : 110 mm de blindage en frontal de tourelle, 150 mm en frontal de superstructure, 100 mm en frontal de châssis, 80 mm sur les latéraux pour le modèle "Porsche". 180 mm de blindage en frontal de tourelle, 150 mm en frontal de superstructure, 100 mm en frontal châssis, 80 sur les latéraux, pour le modèle "Henschel". EN COMBAT : Malgré ses nombreux défauts, le Tiger II reste l'engin de combat le plus terrifiant de la seconde guerre mondiale après son prédécesseur, le Tiger I. Redouté par tous les équipages de chars alliés, ce monstre avait réussi à se forger une image digne de l'enfer ou de l'apocalypse. Cependant, ses performances au tir ne suffisaient pas. Son énorme manque de mobilité et de fiabilité étaient ses faiblesses. Bon nombre de ces engins ont été abandonné ou détruit à cause de cela. Ne serait-ce la destruction ou la capture d'un Tiger II par les alliés était une grande victoire. Cependant, lorsqu'il était dans une bonne position de tir, et dans de bonnes conditions de combat, son canon de 88 à haute vélocité faisait des ravages dans les rangs ennemis. Beaucoup de témoignages et de rapports disaient que seul un obus au but suffisait à mettre hors de combat un char allié. Un témoignage d'un chef de char de la 2e DB US, en 1945, ne laisse pas de zone d'ombre sur la considération des alliés pour ce char : « Un jour un Tigre Royal me repéra à 150 mètres et mit mon char hors de combat. Cinq de nos tanks ont ouvert le feu sur lui, de 200 à 600 yards (180 à 540 mètres). Six obus touchèrent le Tigre de face et firent ricochet sur sa cuirasse. L'engin recula et disparut dans la forêt. Si nous avions eu des chars comme ceux-là, nous serions tous rentrés chez nous aujourd'hui. » ANECDOTES : 1) Il faut savoir que le moteur Maybach HL 230 P30 équipait les Pzkpfw V Panther, et Tiger II, mais aussi les Jagdpanzer VI Ausf B 12,8cm Jagdtiger, et Jagdpanzer V Jagdpanther. 2) Le dernier Pzkpfw VI Ausf B Tiger II en état de marche au monde se trouve au musée des blindés de Saumur! 3) Le Tiger II était une machine d'une puissance de feu incroyable. Statistiquement parlant, 8 chars Sherman étaient nécessaires pour la destruction d'un seul Tiger II. 4) La Schwere Panzer Abteilung 503 a été rééquipée en Tiger II en 1944 et a combattu par la suite sur le front Ouest. On raconte que presque tous les Tiger II de ce bataillon ont pu être identifiés via des photos prises lors de leur capture. 5) Sur la seconde tourelle de Krupp, le mantelet de canon a été surnommé "groin de cochon" en raison de sa forme. sources : images : tirées via Google Images. Bundes Archives Musée des blindés de Saumur : http://www.museedesblindes.fr/ Musée des blindés de Bovington : http://www.tankmuseum.org/home Histoire du monde : http://www.histoiredumonde.net/Panzerkampfwagen-VI-Konigstiger.html Documentations techniques : https://fr.wikipedia.org/wiki/Panzerkampfwagen_VI_Königstiger http://worldwar2.free.fr/tiger2.html http://omaha-2007.skyrock.com/3122997453-photos-tigre-2-apres-guerre-en-normandie.html
  3. JAGDPANZER 38 (T) "Hetzer" En attendant que les chasseurs de chars Jagdpanzer V, Jagdpanther et Jagdpanzer VI Jagdtiger sortent d'usines, la Panzerwaffe mit en service un autre chasseur de chars : Le Jagdpanzer 38 (t), communément appelé Hetzer. APPELLATIONS : Il faut savoir que "Hetzer" est un surnom donné par les PanzerGrenadiers. Officiellement, le nom donné à ce petit chasseur est E-10. Il prendra par la suite le nom de Jagdpanzer 38 (t). Son nom officiel est "7,5 cm PaK 39 L/48 auf Panzerjäger 38(t) (Sd.Kfz. 138/2)", vous comprendrez pourquoi les PanzerGrenadiers le surnommaient Hetzer (traduit "Trappeur"). DÉVELOPPEMENT : Cherchant à réduire les coûts de production, tout en gardant une garantie de qualités et performances face aux ambitieux projets des Jagdtiger et Jagdpanther, le bureau d'étude de la Panzerwaffe se pencha sur un châssis existant, fiable, mais n'étant plus d'une très grande efficacité : Le Pzkpfw 38 (t). Aussi, il fallait pouvoir doter ce chasseur d'un canon aux capacités antichars efficaces et ayant une mobilité digne de ce nom. Sköda était responsable de produire en grande quantité ce chasseur (environ 2000 exemplaire). De mars à mai 1943, le Jagdpanzer 38(t) avait vu le jour. Équipé du très bon canon de 75 mm Pak 39/2 L/48, et motorisé via un 6 cylindre en ligne Praga de 7.8 litres de cylindrée (158 cv à 2800 tr/min, il pouvait remplir son travail de chasseur de char de façon très efficace. De plus, malgré les 4 membres d'équipages, le "Hetzer" était un chasseur de chars aux dimensions très minimes. sa longueur n’excédait pas 7 mètres, avec moins de 3 mètres de large, et 2,17 mètres de haut (avec mitrailleuse). Ainsi, le E-10 pouvait se dissimuler très facilement, et se replier rapidement après avoir tiré. De cette façon le Hetzer à su se forger une très sale réputation au sein des équipages de chars américains, et portait au mieux son surnom de "trappeur". De plus, le Jagdpanzer 38(t) disposait d'un atout primordial, son blindage. Il est protégé par une plaque blindée frontale supérieure de 60 mm d'épaisseur inclinée à 60° ; par une plaque frontale inférieure de 60 mm inclinée à 40° ; les côtés ont 20 mm d'épaisseur inclinés à 40° ; le blindage du toit et du plancher sont de 10 mm ; le blindage arrière est de 8 mm pour la superstructure (à 20°) et de 20 mm pour la caisse. Ainsi, le Hetzer peut aisément encaisser les tirs de 75mm et autres calibres alliés, le rendant très difficile à détruire. A noter que le blindage peut être multiplié par 2 ou 3 du fait de l'inclinaison (blindage effectif). VARIANTES : Disposant de nombreux châssis de Pzkpfw 38(t) tchècoslovaques, la Panzerwaffe a pu concevoir bon nombre de ces Jagdpanzer et autres variantes de combat et de dépannage. Certes, ce n'est pas une "variante", mais la version de commandement du Hetzer nommée Jagdpanzerbefehlswagen 38(t) avait sa place dans les divisions blindées. Équipé d'une seconde radio Fug-8, ces chars avaient la possibilité de transmettre toutes informations au QG de campagne allemand le plus proche, tout en communiquant avec la radio principale au sein du peloton. Avec seulement 21 exemplaires de fabriqués, le Flammpanzer 38 (t) était le meilleur moyen pour un petit blindé de venir à bout de positions fortifiées. Il était équipé d'un Flammenwerfer 41 de 14mm de diamètre. Le Bergepanzer 38 (t) était la version de dépannage du Hetzer. Il a été construit à 181 exemplaires. Après la guerre, la Tchécoslovaquie récupéra 300 de ces chasseurs, où Sköda continua la production, puis exporta environ 150 exemplaires à la Suisse, qui renommera ce blindé Jagdpanzer G-13. Aussi, il faut faire attention : beaucoup de chars dis "hetzer" sont en fait des G-13 maquillés. Le moyen pour reconnaître un G-13, c'est de regarder au niveau du canon. En effet, la variante G-13 était dotée d'un nouveau canon de 75mm disposant d'un frein de bouche!! Souvent, des collectionneurs et autres reportages montrent des G-13 dissimulés sous le nom de Hetzer de la Seconde Guerre mondiale. En espérant que cet article vous plaise, n'hésitez pas à le partager, à commenter et à en parler autour de vous, ça me fera grandement plaisir! sources : http://www.achtungpanzer.com/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Jagdpanzer_38(t) http://worldwartwo.free.fr/Materiel/chars/jagpanzer 38 hetzer/jagpanzer 38 hetzer.html
  4. LES HOBART'S FUNNIES Précurseurs du génie militaire moderne Que sont ces véhicules blindés très bizarres apparus sur les plages de Normandie le 6 juin 1944? Pourquoi de tels blindés? Qu'on t'ils apportés? Une nouvelle génération de matériel, dédié à une seule journée? Cet article répondra à toutes ces questions que l'on peu poser sur ces blindés, et vous montrerons que depuis ce jour, rien n'a été "inventé", tout est juste adapté aux conflits d'aujourd'hui. Que sont les HOBART'S FUNNIES : Les carnages du débarquement de Dieppe, et la récolte des informations sur les meilleures façons de procéder à un débarquement ont permis de mieux préparer ce qui allait être la plus grosse opération de débarquement de l'Histoire, l'opération OVERLORD, ou du moins sa première phase, l'opération Neptune (deuxième du nom). Le 79th Armoured Division de la British Army, avec l'aide soigneuse des Royal Engineers, a été chargée de concevoir et d'utiliser des chars et véhicules blindés servant à "fluidifier" l'opération Neptune et faciliter le travail en épaulant les autres hommes et matériels britannique débarquant. Le caporal Percy Hobart se lança dans la conception de blindés aussi drôles qu'efficaces (pour la plupart). Ainsi naquirent les Hobart's Funnies. Eisenhower et Montgomery ont été très satisfait des résultats, et ont jugé nécessaire que les américains puissent disposer de ce type de véhicules. Ainsi, ils "offrirent" la moitié de ces blindés aux américains. Je ne vais pas m'étaler plus sur la conception et sur le développement des Funnies, je vais procéder aux présentations. Présentation des Funnies : Le premier que je tiens à présenter est le très célèbre A22 Churchill Crocodile. Doté d'un lance flamme à la place de la mitrailleuse de caisse. Ainsi ce Churchill conservait son canon de 75 mm. Ainsi armé, il devait débusquer tout ennemi embusqué dans un bunker ou autre casemate et tranchées, et dans le bocage normand. Remorquant un "réservoir" blindé, le lance flamme pouvait déverser 1800 litres de combustible, le tout avec 110 mètres de portée. Construit à 800 exemplaires environ, le Crocodile était la version de combat finale, le A22 Churchill OKE n'ayant pas fait ses preuves. Autre char dérivé des Hobart's Funnies présenté est tout autant célèbre que le Crocodile. Il s'agit du A22 Churchill AVRE, acronyme de Armoured Vehicule Royal Enginners. Le canon principal de ce Churchill a été remplacé par un mortier (ET PAS UN CANON!) de 290 mm, tirant un obus de 18 kg surnommé "poubelle volante". Il était destiné à détruire toute fortification allemande sur les plages normandes. Du fait que l'armement principal soit un mortier, il n'était pas possible de recharger depuis l’intérieur du char. Un membre d'équipage devait sortir, et réarmer un obus, sous les tirs ennemis. Ce mortier était ainsi capable de tirer (seulement) 4 obus à la minute. La base du AVRE fut utilisée pour les versions que je vais présenter ci-après. Sur la base du chassis du A22 Churchill AVRE on trouve le Fascine. Le rôle endossé par ce véhicule n'est pas méconnu de ceux qui s'intéressent à l'Histoire, et plus particulièrement de la 1ère Guerre Mondiale. En effet, les premiers chars (britanniques bien sûr) Mark IV Male (Mâle) et Female (femelle), emportaient d'énormes fagots de bois pour combler les tranchées au passage des chars. Ainsi, le A22 Churchill AVRE Fascine emportait lui aussi un fagot de 8 pieds pour combler diverses tranchées et fossés antichars. chars Mark IV Males et Femelles avec fagots de bois. Autres Funnies basés sur le AVRE, le Bobbin. Équipé d'un énorme rouleau de toile renforcée (11 pieds de large), qui une fois déroulée permettait au char, ainsi qu'aux suivants, de ne pas s'enfoncer dans le sable mou des plages. L'inconvénient, la toile s'abîmait rapidement au passage de véhicules à chenilles. Les Churchill SBG et ARC (Small Box Girder et Armoured Ramp Carrier) étaient des Churchill dis "poseurs de ponts". Le SBG donnait l'opportunité à un Churchill standard de poser un pont de 10 mètres en 30 secondes, permettant ainsi de franchir de larges fossés. Le ARC quant à lui n'était pas un Churchill déstiné à combattre. La tourelle avait été enlevée, pour permettre au char d'être lui même un pont. En déployant deux rampes, une de chaque extrémité du char, il pouvait permettre à d'autres engins de franchir des fossés, gravire des pentes trop raides, etc. Vient ensuite le Churchill AVRE Bullshorn Plough. Idoté d'un rabot prévu pour excaver la terre devant lui. Cela lui permettait lors de son passage de faire exploser et de rendre inoffensives les mines présentes. Le titre du Hobart's avec le nom le plus "funny" reviendrait sans doute au Churchill AVRE Double Onion. Ce Churhill avait deux charges explosives (les oignons) sur une armature métallique disposée à la verticale. Cette armature devait être "accrochée" à un mur épais et ainsi le faire sauter, tout en étant protégé des éclats et autres gravats projetés. Autre Funny, non pas sur châssis de Churchill, mais sur châssis de M4 Sherman, le Crab. Ce blindé était équipé d'un "fléau" rotatif lui permettant de battre le sable et ainsi faire exploser les mines. Les blindés et infanterie n'avaient donc plus le soucis de tomber sur ces dangereuses mines allemandes. Toujours sur châssis de Sherman, le M4 Duplex (ou dual) Drive, communément appelé "Sherman DD". C'était un Sherman équipé d'une seconde motorisation dédiée au déplacement sur l'eau. Il était capable de flotter grâce à une jupe impérméable en caoutchouc abaissable. Une fois arrivé sur la plage, le moteur "normal" est remis en route et la jupe s'abaisse, permettant ainsi au char de combattre normalement. Cependant, les DD ont été un vrai fiasco. Largué trop loin des plages, dans une mer déchainée, rares sont ces blindés ayant réussi à rejoindre la plage. Beaucoup d'entre eux ont coulés. Sur la plage de Omaha, un Sherman sur dix à réussit à atteindre la plage. Version Britannique du LVT-4 américain, le LVT-2 Water Buffalo ou "Buffalo 2" était produit à plus de 2000 exemplaires et servait entre autres à débarquer matériels et hommes sur les plages. Dans un régiment mécanisé du génie, on ne peut se dispenser d'un bulldozer. Pour le 79th AD, l'alliance entre une lame de bulldozer et un blindé à donné le Centaur Bulldozer. Un châssis de Cromwell dépourvu de tourelle et équipé d'une lame de bulldozer. Cependant, ces Centaur n'ont pas servi durant les opérations en Normandie. Pour conclure, autant dire que la 79ème dvision blindée britannique n'a pas chômée. Au contraire, elle a grandement aidé, comme convenu, au opérations de Normandie. Toutes ces inventions aussi drôles que bizarre ont su faire parler d'elles, en bien, mais aussi en mal. Peut être que sans ces machines de P. Hobart, le débarquement aurait pu être un plus gros carnage. Encore aujourd'hui, sans Mr Hobart, les régiments du génie mécanisé du monde entier ne ressembleraient pas à ceux que l'on connait maintenant. Petites anecdotes : 1) Certaines de ces machines, comme le Centaur Bulldozer, ou le Churchill AVRE ont encore fait des miracles durant la guerre de Corée. Autant dire que malgré leur laideur et leur "mutations", elles ont aidé plus d'un soldat au combat. 2) Je parlais précédemment des chars britanniques Mark IV du premier conflit mondial. Seulement savez-vous pourquoi certains sont appelés Mâles et d'autres Femelles? Le Mâle était armé de canons, et le Femelle de mitrailleuses. Comme quoi ... 3) Certains me dirons : "NUL!!!!!!! Même pas tu nous parles des MAGNIFIQUES Sherman BARV!!!!!!!!!!!!!" Dans ce cas je leur répondrais : Il faut savoir que le BARV ne fait pas partie de la famille des "Funnies", tout simplement que ce n'est pas le 79th AD qui l'a conçu, mais les Royal Electrical and Mechanical Engineers (REME). De plus, en quoi cette chose peut être qualifiée de ... magnifique? 3) Percy Hobart, après la fin des opérations, s'est fait attribuer le titre de "Sir Percy Hobart" et reçu bon nombre de médailles. 4) Les Allemands, ayant appris des Funnies lors du 6 juin 1944, ont commencé à produire leurs propres engins du génie spéciaux. Seulement, eux aussi étaient précurseurs de quelque chose.... en avance sur leur temps ... en avance sur un certain Lucas .... En espérant que cet article vous a plus!! N'hésitez pas dans ce cas, à le partager, à en parler autour de vous, ça me fera grandement plaisir! N'hésitez pas non plus à commenter!!!
  5. LE M26 PERSHING Le projet du M6 ayant été abandonné, et le besoin urgent d'un nouveau char lourd au sein des forces américaines en Europe de l'ouest durant la seconde GM, amena à un tout nouveau type de blindé, remettant en cause les doctrines de l'emploi du char chez les forces américaines. De 1942 à 1945, les chars M4 Shermans américains remplissaient comme ils le pouvaient leur rôle de soutien d'infanterie. Mais l'arrivée de chars allemands plus lourds, plus performants, au fil des années de guerre, poussaient le bureau d'étude américain à concevoir un nouveau char lourd, mieux armé et blindé, au détriment d'une perte de mobilité, et renversant les tactiques d'emploi de chars dans les forces américaines. Jusqu'en 1944, des prototypes tels que le T20, T22, T24 ou encore T26 ont été réalisés. Le prototype T26 a retenu l'attention, il était équipé d'un canon M3 de 90mm, ayant de très bonnes capacités antichars, mais cependant n'était que motorisé par le moteur du M4A3 Sherman, 450 cv pour 42 tonnes environ. Le T26 a été renommé M26, puis pris le nom de Pershing, honneur au chef du corps expéditionnaire américain de la 1ere GM, John Pershing. Le M26 avait un profil assez bas avec une hauteur de 2.78m. Sa longueur de 8.65m et sa largeur de 3.51m le rendait tout de même volumineux. Son poids total n’excèdait pas les 42t. Il était entraîné par un moteur Ford GAF V8 développant 500cv soit une faible puissance spécifique de 12cv/t. Il n’arrivait pas par conséquent à excéder une vitesse supérieur à 40km/h sur route. Le M26 bénéficie d’une autonomie de 161km du fait de son incroyable consommation de 517 l au 100 et de son réservoir de 832 l. Le Pershing était lourdement blindé et disposait d’un blindage maximum de 114mm et d’un blindage minimum de 19mm. Le Pershing comportait également deux mitrailleuses de calibre .30 (7.62mm) dont l’une montée en coaxial. Pour l’armement défensif, une mitrailleuse de calibre .50 (12.7mm) est placée sur la tourelle pour la protection anti-aérienne. Avant la fin du conflit, il fut produit 1436 unités. Le M26 a fait ses marques aussi lors de la guerre de Corée, aux côtés des M46 Patton et des M4A3E8 Sherman. Cependant, la Corée n'était pas l'endroit idéal pour l'US Army pour des emplois massifs de chars. Aussi, le char M26 a été reclassé de char lourd, à char moyen après la Seconde guerre mondiale. VARIANTES : Le M26A1 avec la version du canon M3A1 de 90 mm (renommée en M46 Patton) T26E4 "Super Pershing", version surblindées du M26, et équipée du canon T15E1 de 90 mm Le M26 a subit aussi tout un tas de modifications moteur, transmissions ou autre, donnant chacune une nouvelle version. Il faut savoir que le Pershing a aussi donné naissance à la série des Patton : M46 Patton (M26A1 renommé): M47 Patton II : M48 Patton : M60 Patton :
  6. LE T-34 LA MACHINE DE GUERRE SOVIÉTIQUE Je vous présentais récemment les chars moyens M4 Sherman et Panzerkampfwagen IV. Aujourd'hui, c'est au tour de leur homologue soviétique : le char moyen T-34. Le T-34 est le descendant direct de la lignée des chars BT, traduit "char rapide". L'armée rouge cherchait de façon urgente un nouveau char à mettre en service au sein de ces divisions blindées, alliant mobilité, blindage et puissance de feu. Entrant en service dès la fin 1940, le T-34 va faire l'objet d'une longévité exceptionnelle car en 1996, 27 pays dans le monde utilisaient encore ce blindé. Avec 84 070 unités produites, il sera le second blindé le plus produit de tous les temps, le premier étant son successeur, le T-55 (et T-54). Chars T-34/76 (1943) en route pour la plaine de Prokhorovka GENÈSE : En 1937, l'usine n°183 de Kharkov avait reçu l'ordre de concevoir un char successeur au BT-7. Le char moyen A-20 était né. Ce char avait la possibilité, tout comme les BT, de se déplacer sur chenilles, sur roues et aussi sur rails! Le autorités soviétiques voulaient cependant un char ne se déplaçant qu'avec des chenilles, en résultat le A-32. Une version sur-blindée pris le nom de A-34. Et le 31 mars 1940, 150 A-34 ont été produits sous le nom de T-34. Mikhail Kochkine est considéré comme le concepteur du T-34. De gauche a droite: BT-7; A-20; T-34/76 (1940); T-34/76 (1941) CONCEPTION : Le T-34 fait l'objet d'un arrangement standard, avec moteur à l'arrière. Les parois de caisse sont inclinés, cette dernière étant fabriquée avec des plaques d'acier soudées. Ainsi le T-34 était solide, et bien protégé. Ce char était de fabrication tellement solide que des rapports de pilotes soviétiques affirmaient que les vitesses se changeaient au maillet ! Tout d'abord, le T-34 modèle 1940 était doté d'un canon de 76,2 mm L-11 aux capacités antichars modestes. Recherchant de meilleures performances dans ce domaine, le bureau d'étude soviétique se pencha pour de nouveaux armements. Le T-34/57, équipé du très bon canon ZIS-4 de 57 mm, offrait des capacités antichars bien meilleures, mais ce T-34 ne sera produit qu'à 133 exemplaires. Viens alors le canon de 76,2 mm F-34/L42, bien meilleur que le 76,2 mm L-11, mais demeurait encore trop moyen. Ce canon restait toutefois, faute de mieux, sur les modèles 1942, 1943 et 1943/1944. Pour faire court, les T-34/76 et T-34/57 pouvait faire face très largement à des blindés de 1941, voir 1942. Fin 1942, ces types de calibres devenaient insuffisants (avec par exemple l'apparition du Pzkpfw IV Ausf G, dont le blindage de la tourelle et du châssis atteignait 80 mm, venait aussi le fameux puissant char "Tigre"). T-34/57 avec canon ZIS-4 de 57 mm Char T-34/76 modèle 1941 avec canon F-34/L42 Fin de l'année 1943 apparaît le canon de 85 mm ZIS-5/85, aux performances bien meilleures que les calibres de 57 et 76,2 mm, mais restait toutefois relativement faible pour contrer les char Pzkpfw V et VI de la Panzerwaffe. Ce ZIS-5/85 a été rapidement remplacé par le 85 mm D-5T bien plus convaincant. Enfin, les chars soviétiques allaient renverser la tendance ! Pouvant contrer le char Tigre ou Panther, le T-34/85 D-5T était un signe pour l'armée rouge. De plus, ce T-34 dépassait même la toute dernière version du Pzkpfw IV, la version H avec les fameuses "Schürzen". Colonne de chars T-34/85 après la troisième bataille de Kharkov en février 1943 Le plus important à retenir est ceci : Le T-34/85 devient l'un des plus gros dangers pour les blindés allemands qui recommencent à le craindre comme en 1941 avec le T-34/76. Version ayant existé sous forme de prototype, utilisé sur les SU-100, donnait naissance au T-34/100 CONCLUSION: Le char moyen T-34 est le blindé le plus connu de la Seconde Guerre mondiale, et le blindé phare de l'armée soviétique. Révolutionnaire par son blindage incliné, génie de conception par son étroite combinaison Blindage-Mobilité-Puissance de feu, le T-34 à su montrer aux Allemands qu'ils n'étaient pas les bienvenus en Russie, et la fameuse Blitzkrieg a échoué. Cependant, la Panzerwaffe a su répondre, et les ingénieurs soviétiques ont du retravailler ce blindé mythique. Répondant avec le T-34/85, les soviétiques ont fait craindre ce char aux allemands tout comme l'était le T-34/76 en 1941. Possédant une fiabilité hors du commun, une solidité à toute épreuves, le T-34 a marqué les esprits et a tout de même été utilisé jusqu'en 1996. VARIANTES: Le T-34 a donné naissance à bon nombre de canons automoteurs lors du second conflit mondial. Tout d'abord, le bureau d’étude soviétique voulait à tous prix répondre à la menace que représentait le terrible Sturmgeschütz III (ou Stug III). Le châssis du T-34 a été étudié, en montant une superstructure fixe et un canon-obusier de 122 mm. Ainsi naquis le SU-122, dont 3 versions ont été conçues (Su-122, Su-122M et Su-122-3). Tout comme le 76,2 mm, l'obusier de 122 mm avait de faibles capacités antichars. Lorsque apparaissait le canon de 85 mm, les SU en ont été équipé, le SU-85 (version M, BM et D-10-85) faisait son apparition sur le champ de bataille. Venait plus tard le SU-100, équipé de l'excellent canon S-14. Ce SU est considéré comme le premier vrai chasseur de char de l'armée soviétique. En effet, c'est la première fois qu'un canon non dérivé et non utilisé par le parc blindé de l'armée rouge est installé sur un châssis d'automoteur. Le S-14 est un canon utilisé par la Marine Soviétique. Autre automoteur SU sur châssis de T-34, le SU-122P, utilisant un canon de 122 mm équipant à la base les derniers JS-2. SU-122 SU-85M SU-100 SU-122P ANECDOTES: 1) Les chars de Stalingrad Lors de la bataille de Stalingrad, les chars T-34 pouvaient venir en renfort depuis les ravitaillements en dehors de la ville. Mais sachez que la majorité de ces blindés ayant combattu à Stalingrad ont été produit au sein même de l'usine de la ville, la "Stalingrad Tactor Factory" (STZ). Autrement dit, les chars se retrouvaient sur le champ de bataille à peine sortis des chaînes de production! 2) Le SU-100 et le planter de bâtons. Le chasseur de char SU-100 était équipé du canon de 100 mm S-14, modifié. Ce canon avait la particularité d'être très long, lourd, avec une culasse plutôt encombrante, le tout dans un superstructure sur châssis de T-34! Ainsi, lorsque le char tirait, le recul était tel que le char avait son centre de gravité qui se déplaçait vers l'arrière, puis revenait en avant. Parfois, cette revenue en avant était (trop) importante, et le chasseur de char basculait, reposant sur l'extrémité du canon et l'avant de la caisse. 3) Une masse de chars sur Prokhorovka Lors de la campagne de Koursk, le plus grand combat de chars de toute l'histoire, une bataille s'est déroulée sur la plaine de Prokhorovka, regroupant 429 chars allemands et 876 chars soviétiques. Des rapports de tankistes allemands disent que chaque coup de canon allemand était forcément au but. Il y avait tellement de chars soviétiques que les blindés se frottaient entre eux, avançaient côte à côte, acier contre acier. Chaque obus qui frappait était au but, faisait un trou sur un blindé russe, ou une explosion projetant les morceaux de blindage transformés en grenaille.
  7. Le Josef Stalin 2 (JS2 ou IS2) Connaissez vous réellement ce char d'assaut ? Pourquoi était-il si puissant ? Pourquoi concevoir un tel char ? Chars lourds JS2 entrant à Berlin en mai 1945 (notez les bandes blanches signifiant que le char appartient à la 1ère armée blindée de la Garde) GENÈSE : Afin de contrer les chars lourds allemands Pzkpfw VI et Pzkpfw V, les ingénieurs soviétiques se penchèrent sur la conception d'un nouveau char de combat, devant allier fort blindage, bonne puissance de feu, fiabilité, vitesse élevée et bonne mobilité. Ainsi naquis le char Josef Stalin 1 : fort semblable d'apparence au KV-1s. Il est armé du fameux canon de 85 mm D-5T. La mise au point et la production de cette nouvelle tourelle ayant été plus rapide que celle du nouveau châssis, elle a été montée sur un châssis de char KV-1s ce qui a donné naissance au KV-85. Char lourd KV-1s Char lourd KV-85 Cependant les premiers rapports de combats indiques que le KV-85 est trop peu efficace : puissance de feu insuffisante face aux Tigre et Panther, blindage très mal conçu. Le nouveau châssis enfin disponible, coiffé de la tourelle du KV-85, le char est nommé officiellement JS1 ou JS-85. Certes bénéficiant d'une nette meilleure protection, le JS1 ne dispose toujours pas de puissance de feu suffisante pour contrer les chars de l'Axe, en un mot, le JS1 ne remplissait pas sa mission qui était de détruire les chars allemands les plus lourds. char lourd JS1 Ainsi, les ingénieurs soviétiques ont mit toute leurs connaissances et développements dans l'élaboration d'un nouveau canon. De cela sortait des usines d'armement le canon A-19 de 122 mm. Les JS1 équipés de ce tout nouveau canon ont été renommés JS2 et supplantaient très largement les KV-85 et JS1. Le fameux char Pzkpfw VI devenait enfin un char capable d'être contré. Cependant, les soviétiques n'allait pas s'arrêter là. Le JS2 a été retiré du service en 1995 ! En 1944, les soviétiques ont vu l'urgence de pouvoir contrer le nouveau char lourd allemand (celui-ci déstiné à détruire le JS2) : Le Pzkpfw VI Ausfürung B "Koenigstiger". Ainsi, l’ingénierie soviétique & fait des miracles et développait le canon/obusier de 122 mm D-25T, capable de percer un Pzkpfw VI jusqu'à 1200m. De plus, ce canon tirait les fameux obus perforants BR-471B. DÉTAILS TECHNIQUES: Caractéristiques IS-2 Générales Masse longueur x largeur x hauteur garde au sol pression au sol puissance massique 46t 9,8x3,1x2,7 m 0,46 m 0,81 kg/cm² 13 cv/t Protection épaiseur en mm / inclinaison par rapport à l'horizontale en ° caisse superstructure tourelle avant 120/60 120/60 160/rond côtés 90/90 90/75 90/72 arrière 60/49 60/41 90/60 Armement Arme calibre en mm munitions embarquées emplacement(s) débattement vertical en ° débattement horizontal en ° canon D-25T 122 28 tourelle -3 à +20 360 2 mitrailleuses DT 7,62 2330 coaxiale, arrière de la tourelle nc nc 1 mitrailleuse DShk 12,7 945 anti-aérienne nc nc Propulsion désignation Type cylindrée en L puissance en CV rapports de boîte réservoir en litres Consommation en L pour 100 KM V2-IS V12 diesel 38,7 600 à 2 000 tr/min 4 avant 1 arrière 520 +360 (externes) 340 Performances Vitesse en km/h autonomie en km Pente en degrès obstacle vertical en m coupure franche en m gué en m 37 (route) 19 (tout terrain) 150 (route) 230 (avec réservoirs externes) 36 1 2,5 1,3 Équipement radio optique de visée rotation de la tourelle équipage 10RK TSh-17, POP électrique 360° en 10 s 4 hommes : tireur/chef de char, chargeur, conducteur, radio Caractéristiques prises sur Wikipédia. Ce tableau, clair et conçis, résume parfaitement la puissance et l'utilité au combat des JS2. MODÈLES D’APRÈS GUÈRE: Les soviétiques après les exploits des JS2, n'ont pas beaucoup évolué leurs idées sur le char d'assaut lourd. Tous les modèles d'après guerre sont très similaires au JS-2. Le JS3 ou IS-3 et JS3-M : Il adoptait une toute nouvelle, mieux blindée et plus plate. Une large modification du blindage frontal a été faite de telle façon à ce que n'importe quel obus touchant la face ne pénètre. Ils ont été utilisés jusqu'en 1973. En 2014, les Ukrainiens affirmaient avoir capturé un JS3 aux pro russes. 250 exemplaires produits. Le JS4 et JS4-M : Le JS4 a été développé en même temps que le JS3. Il présentait néanmoins beaucoup plus de défauts de conception que le JS3. JS8 : Le JS8 devait être un char remplaçant le JS3. Il devait être équipé d'un tout nouveau canon : le 122 mm D-25TA stabilisé. A la mort de Staline, le projet fut rebaptisé JS10. JS10 et JS10-M: Toute nouvelle conception de char d'assaut lourd, mais assez semblable aux JS2 et JS3. Le T10 devait révolutionner son domaine. Il était équipé du canon D-25TA stabilisé. Amélioré en T10-M, le char a été équipé du canon de 122 mm M-62 T2
  8. Le Pzkpfw VI... Ce mastodonte de 1942 gravé dans les mémoires Acteur majeur dans la propagande Allemande .. mais le connaissez vous en détails? Petit rappel de ses innombrables dénominations : - Panzerkampfwagen VI Ausfürung E. Tiger - Sonderkraftfahrzeug 181 (Sd.Kfz) - surnommé "Tiger I" Ses dimensions, ses lignes carrées, sa puissance, la propagande et ajouté à des équipages d’exception sont tous des facteurs ayant propulsés le char Tigre au rang de l'élite du monde du char lourd. GENÈSE : Menés par Henschel et Porsche, énormément de projets de chars lourds ont été édités. Seulement en 1940, la Panzerwaffe souhaite compléter son parc de blindés d'un char plus puissant, mieux protégé et mieux armé que le Pzkpfw IV, et qui pourrait faire face à d'éventuels nouveaux armements soviétiques (tel que sera plus tard le canon de 85mm), et surpasser les actuels T-34/76mm et KV-1 Zis 5 de 76mm. CONCEPTION : Les deux firmes allemandes devait prposer un char pour l'été 1942, devant peser 45 tonnes et être armé avec un dérivé du fameux Flak 88mm, logé dans une tourelle conçue par Krupp. tourelle de Krupp pour le Pzkpfw Le premier projet a été signé par Henschel, son nom : le VK 36.01 (Vollkettenkraftfahrzeug 36.01 = Véhicule motorisé tout chenillé de 36 tonnes numéro 1). Cependant, ce projet a été rapidement abandonné, jugé non conforme à la demande. Notez sur le croquis ci-dessous, la première apparition des galets imbriqués pour la suspension) planche du VK36.01 Le second projet est quant à lui signé Porsche, nommé VK 45.01 (donc véhicule blindé tout chenillé de 45 tonnes n°1) et se rapprochait plus de ce que la Panzerwaffe attendait. Ce projet répondait à peu d'exceptions près au cahier des charges imposé pour la production du nouveau char lourd. Cependant, Henschel de son côté conçu un nouveau prototype, tout en gardant certains aspects du VK 36.01. Les deux firmes ayant validé leur projets respectifs, conçoivent un premier prototype "déterminant" pou le "Tiger Programm". Porsche présenta un Pzkpfw VI à la caisse très fortement blindée, respectant à la lettre les obligations de poids, et ayant une suspension très particulière. Ce Tigre faisait l'objet d'une technicité très ambitieuse. Il était plus rapide, mais moins mobile que voulu. Il s'avérait aussi très coûteux, et peu fiable du fait de sa mécanique ambitieuse et particulière. Le Tigre de Porsche (gauche) aux côtés de son prototype VK 45.01 (droite) Henschel quant à lui, proposa un prototype de Pzkpfw VI, certes moins ambitieux que Porsche, mais plus fiable, moins cher, plus mobile, et remporte le contrat. Cependant, le Tigre de Henschel pèse, une fois la tourelle ajustée, plus d'une dizaine de tonnes que les 45 demandées. Il coûtrait environ 250 800 Deutschmarks (l'unité) La conception du char s'est faite avant la confrontation des panzers avec le T-34, aux lignes radicalement inclinés. La protection du char ne bénéficie donc pas de cette réelle avancée. Une fois le premier char Tigre officiellement terminé, il reçut le nom officiel de Panzerkampfwagen VI Ausfürug H1. Tiger. et la production débuta à l'été 1942, production élevée à 1350 exemplaires construits. En 1944, il reçut le nom de Panzerkampfwagen VI Ausfürung E. Tiger I, par Hitler en personne. Tout au long de sa carrière, il subit diverses modifications, par exemple certaines pièces standardisées avec le Pzkpfw V Panther et le Pzkpfw VI Ausf. B (Tigre Royal), cela dans le but de simplifier (et augmenter) la production, ce qui est d'ailleurs la motivation principale de la suppression de certains dispositifs. Les lance-grenades / fumigènes / mines disparaissent en 1943. Le train de roulement est modifié en 1944. Le moteur est changé pour un plus puissant. Pour permettre l'emport d'une MG-34 de défense anti-aérienne et rapprochée, un rail est installé sur le tourelleau, lequel subit également diverses modifications, etc. Mais aucune de ces évolutions ne change la silhouette si typique du Tiger I. À l'instar des Pzkpfw III et IV, l'engin accueille un équipage de cinq hommes, trois en tourelle et deux en caisse : un conducteur, un radio, un tireur, un chargeur et un chef de char ; une telle composition des équipages de chars ayant fait ses preuves aux dépens des Français, Britanniques et Soviétiques. MUNITIONS : Les équipages disposent de trois types de munitions: La Panzergranate 39, une APCBC, est la principale à disposition des équipages. Poids : 10,2 kg Vitesse initiale : 800 m/s La Panzergranate 40, une APCR bien que plus performante à courte portée, est peu disponible puisque son noyau est en tungstène, un métal stratégique dont l'Allemagne manque. Poids : 7,3 kg Vitesse initiale : 930 m/s La troisième munition antichar en dotation est la Granate 39 HL, un obus HEAT perçant 90 mm de blindage. Peu précise aux grandes distances où elle est plus pénétrante que les deux précédentes, son intérêt réside dans sa polyvalence, elle peut en effet être aussi utilisée contre des cibles plus légères grâce à son pouvoir brisant. Poids : 7,5 kg Vitesse initiale : 600 m/s Voici l'épaisseur des blindages inclinés à 30° percés à différentes distances par les Panzergranaten 39 et 40. Distance Panzergranate 39 Panzergranate 40 100 m 120 mm 171 mm 500 m 110 mm 156 mm 1 000 m 100 mm 138 mm 1 500 m 91 mm 123 mm 2 000 m 84 mm 110 mm PzGr 39 chargée dans un 88mm de Panzer Jäger IV Nashorn BLINDAGE : Les parois du Pzkpfw VI étant verticales, un obus antichar en tir tendu sur le char n'avait donc que très peu de chances de ricocher. Toujours dans le cas d'un tir tendu, l'épaisseur à traverser pour l'obus était donc égale à l'épaisseur du blindage. Lorsque les conditions le permettaient, certains équipages utilisèrent les accidents du terrain pour incliner leur engin et ainsi son blindage. Le blindage du toit est relativement peu épais, puisqu'au moment de sa conception la Luftwaffe domine encore largement le ciel sous lequel avancent les Panzer-Divisionen. Son blindage épais (100 mm à l'avant et jusqu'à 110 mm sur le mantelet), quoique non incliné, ne le rendait à sa sortie vulnérable aux tirs d'antichars puissants qu'à de courtes portées. Il fallut attendre le D-5T de 85mm soviétique du T34-85 (D-5T), SU-85 et KV-85; et le canon 76.2 américain pour augmenter la distance de tir possible à sa destruction. La pièce britannique QF 17 pounder équipant l'Archer par exemple pouvait espérer le détruire jusqu'à 1 700 m en tirant sur les côtés ou l'arrière. Au cours de l'année 1944, les Soviétiques peuvent compter sur un arsenal puissant pour venir à bout de son blindage : T34-85, SU-100, IS-1 et IS-2; ce dernier avait lui été équipé du canon D25-T de 122 mm justement pour contrer les Pzkpfw VI, ce qu'il pouvait faire de face jusqu'à 1 200 m. À la fin de la guerre apparaissent les chasseurs de chars M36 Slugger ou "Jackson" côté américain, équipés d'une pièce de 90 mm possédant d'excellentes capacités antichars. Voici un tableau détaillant le blindage du Pzkpfw VI, premier du nom : Plaque Épaisseur Inclinaison Mantelet du canon 110 mm 0° Front de la tourelle 100 mm 8° Flancs de la tourelle 80 mm 0° Arrière de la tourelle 80 mm 0° Toit de la tourelle 25 mm 81° Haut du front de caisse 100 mm 10° Bas du front de caisse 100 mm 24° Haut des flancs de caisse 80 mm 0° Bas des flancs de caisse 60 mm 8° Arrière de la caisse 82 mm 8° Toit de caisse 26 mm 90° Plancher de caisse 25 mm 90° EN COMBAT : Les premiers Tigres sont envoyés sur ordre de Hitler sur le front de Leningrad au sein de la Schwere Panzer Abteilung 502 ; leurs débuts voient les immenses espoirs portés en eux momentanément déçus. Manque de préparation des équipages et des chars et utilisation sur un terrain peu favorable expliquent cette première déconvenue. Au cours de la bataille de France, puis sur le front de l'Est, les Pekpfw III et IV censés former l'ossature des Panzer Divisionnen avaient montré leurs faiblesses face aux lignes de défense comprenant des armes antichars, le Tigre devait donc y remédier grâce à son blindage avant suffisamment épais. Initialement, chaque division de chars devait donc posséder une Schwere Panzer Abteilung (Bataillon de chars lourds) à laquelle étaient incorporés les Pzkpfw. Ce bataillon devait donc redonner une force de rupture aux Panzer Divisionnen, alors que les autres bataillons, constitués de chars plus légers et plus manœuvriers, devaient tenir un rôle d'exploitation. Les Schwere Panzer Abteilung ne sont finalement pas endivisionnées. En effet, la production de chars Tigres est trop faible pour en créer suffisamment au vu du nombre de divisions de chars. Cependant, certaines divisions ( la SS Leibstandarte Adolf Hitler, la SS Das Reich et la SS Totenkopf) disposent en 1943 d'une Kompagnie de Pzkpfw VI chacune. divisions (ordre G à D) SS Leidstandarte, SS Totenkopf, SS Das Reich Si les Tigres arrivent sur le front dès septembre 1942, c'est lors de la bataille de Koursk qu'on voit le Pzkpfw VI (aux côtés du Pzkpfw V Panther et du Panzer Jäger VI Ferdinand) apparaître en nombre important. Plus de 150 y ont été engagés au nord et au sud. Mais ils ont été disséminés le long du front de l'offensive, ce qui, au vu des conditions dans lesquelles elle s'est déroulée, n'a pas pu révéler de capacité offensive au Tigre. Cependant, au fil des combats, le Pzkpfw VI a su montrer de quoi il était capable. Il surpassait tous ses adversaires d'époque, même si, souvent (notamment comme dit à Koursk) les difficultés à évoluer en tout terrain, les mécaniques complexes et la consommation de carburant, ainsi que le surnombre des chars adverses, mettaient le Tigre I en faiblesse. Le canon de 88mm était particulièrement redoutable envers les blindés ennemis (1942 à 1943), et faisait d'énormes dégâts, en "supplément que le char pouvait encaisser bon nombre de projectiles.
  9. Hier je vous présentait le M4 Sherman. Pourquoi donc ne pas parler aujourd'hui de son homologue allemand, le Panzer 4. Pzkpfw IV Ausf. H Comme l'est la structuration des blindés de la Panzerwaffe de la seconde guerre mondiale, chaque véhicule possédant plusieurs appellations, le Panzer IV n'échappe pas à la règle : - Sonderkraftfahrzeug 161 (Sd.Kfz = char spécialisé) - Panzerkampfwagen IV (Pzkpfw désignant "Char de combat") - Surnommé "Panzer IV" GENÈSE : Le Panzer IV a été développé à l'origine par Heinz Guderian, dès le début des années 1930. Ce developpement allait de paire avec celui du Panzer III, auquel il devait servir d'appui. Fin 1934, début 1935, Hitler commanda à plusieurs sociétés de débuter un programme visant à produire un nouveau char de 18 tonnes basé sur les idées de Guderian. Trois société, Krupp, RheinMetall-Borsig et Man élaborèrent en 1935 un programme de recherche du nom de couverture de « BW » (« Begleitwagen »: véhicule d’accompagnement). Ce qui décrit assez bien le concept même du nouveau char : accompagnement de véhicules plus légers tel que le panzer III. D’après la commande du Führer, le char devait obligatoirement être armé d’un canon de 75mm et ne pas dépasser 24 tonnes (poids maximum que pouvaient supporter les ponts dont disposait le génie) et avoir une vitesse de 35km/h sur route. Les trois sociétés ont produit des prototypes qui furent testés en même temps. Après divers essais, c’est le prototype de Krupp qui fut retenu. CONCEPTION : Krupp reçut alors l’autorisation de commencer la production en octobre 1935. Mais après d’autres essais et révisions, la production ne commença qu’en 1936, et le premier Panzerkampfwagen IV ne sortit d’usine qu’en octobre 1937. Krupp incorpora dans la production du Panzer IV les meilleurs dispositifs existants. De plus il modifia quelques peu le panzer IV au cours de sa production afin d’y inclure les connaissances acquises grâce aux précédentes conceptions des Panzers I, II et III. Les premiers modèles de panzer IV (Ausf A/B/C) furent plus des modèles d’essais et d’entraînement, que des chars de combat proprement dit. Néanmoins un certain nombre d’entre eux furent incorporés dans les formations de Panzers afin de tester leur habileté au combat ainsi que d’organiser de réelles formations blindées. Le premier panzer IV Auf A est sorti d’usine en octobre 1937. Les premiers modèles/prototypes furent produit à très peu d’exemplaires. Le premier modèle purement de combat fut le Panzerkampfwagen IV Ausf D. Pzkpfw IV Ausf D Voici un aperçu de la chronologie de production des Panzer IV: Sd. Kfz. 161 Ausf. A-F 1937-1942 Sd. Kfz. 161/1 Ausf. F2/G 1942-1943 Sd. Kfz. 161/2 Ausf. G-J 1943-1945 Au total, 10 500 châssis furent produits dont 7000 furent achevés comme Panzerkampfwagen IV, le reste en véhicules dérivés. L'ENGIN : La carrière du panzer IV connut de rapides innovations, afin de le rendre plus fiable et plus apte au combat. De plus, durant la guerre, la production du Panzer IV subit de nombreuses transformations afin d’une meilleure rationalisation de la production et d’une tentative de standardisation des équipements. L'équipage d'un Pzkpfw IV était composé de 5 hommes: - le chef de char - Un tireur - Un chargeur en tourelle - Un conducteur - Un radio/mitrailleur Une radio de moyenne portée était installée sur les chars de commandement (Panzerbefehlswagen) L’utilisation de la radio et de l’intercom fut d’une grande utilité et permirent aux équipages de chars allemands de prendre le dessus sur les chars alliés au début de la guerre, puis d’avoir la supériorité sur les chars russes en menant des attaques coordonnées, l’utilisation du système de communication allant en s’amplifiant au cours du conflit. Pzkpfw Ausfürung H. Notez la présence d'une antenne supp. à l'arrière, signifiant que ce char est un char de commandement (Panzerbefehlswagen) IDENTIFICATION : Tous les Panzer IV étaient dotés de 8 roues de soutien et de 4 galets de retour. - A partir du Pzkpfw Ausf D, une mitrailleuse de coque sera installée sur le châssis. - De plus, un compartiment est désormais installé à l'arrière de la tourelle. - A partir du Pzkpfw Ausf E/F les chenilles sont élargies et le blindage est renforcé, en effet cette version bénéficiant des connaissances acquise sur le front Est la nécessité une meilleure adhérence au sol. - Le Pzkpfw Ausf G marque l’abandon du canon court et l’adoption définitive du canon KwK40 L/48 de 75 mm avec frein de bouche dévissable. - Les versions de la fin de la guerre ne différeront que très peu du Pzkpfw Ausf G. - Les versions en service du Panzer IV se verront rajouter petit à petit des lances fumigènes. SERVICE : Le Panzerkampfwagen IV fut présent lors de tous les combats et de tous les champs de batailles de 1939 à 1945. Les Panzer IV participèrent à la campagne de Pologne, de Norvège, de France, des Balkans, d’URSS, d’Afrique, du front Ouest...etc. Le Pzkpfw IV à été un des chars ayant la plus longue longévité de la guerre, en effet, il été mis en service avant la guerre, et à combattu jusqu'à la fin, en 1945. LISTE DES VERSIONS DE PZKPFW IV : Pzkpfw IV Ausf. A/B/C - char d'exercice (ici un Ausf B. et un Ausf C en dessous) Pzkpfw Ausf. D - premiers vrais chars de combat (notez le rajout d'une mitrailleuse de coque à partir de cette version) Pzkpfw IV Ausf. E / F1 (notez l'ajout d'un compartiment de rangement à l'arrière de la tourelle visible sur les chars à gauche) Pzkpfw IV Ausf. F2 (armé avec un canon Kwk 40 L/43) Pzkpfw Ausf. G (notez que par rapport au Ausf. F2, le G se différencie au frein de bouche du canon, car il se voit attribuer le nouveau 75mm KwK40 L/48) La couleur Desert est la couleur d'usine du G Pzkpfw IV Ausf J (notez que cette version se voit ajouter une protection en tourelle, les "TurmSchürzen", mais n'est pas équipé de Schürzen sur les flancs) parfois, des "grilles" simples sont attachées aux flancs, une méthode "bricolage" du Schürzen Pzkpfw IV Ausf H. (une version totalement équipée de Schürzen (traduit "tablier") conférant au char une protection supplémentaire) Pzkpfw IV als Tauchpanzer ou Tauchpanzer IV (char amphibie) - comme son grand frêre le petit Pzkpfw III Tauchpanzer il s'agissait d'un Pzkpfw IV Ausf D. amphibie. N'ayant pas trouvé de Tauchpanzer IV à l'eau, je met ici un Tauchpanzer III DÉRIVÉS DU PZKPFW IV : Flakpanzer IV : Mobelwagen : canon de 37 mm antiaérien monté sur le châssis du Pzkpfw IV Flakpanzer IV Wirbelwind : quadritube de 20 mm antiaérien monté dans une tourelle ouverte (ici une ayant ... un peu servit) Flakpanzer IV Ostwind : canon de 37 mm monté dans une tourelle à rotation complète Flakpanzer IV Kugelblitz : Bitube de 30mm moté dans une tourelle à rotation complète et fermée. Ce Flakpanzer est particulier du fait qu'il a combattu alors qu'il n'était qu'au stade d'essais! Cependant, une dizaine de prototypes furent achevés en 1945, et ces derniers, protégés de deux Ferdinand, ont défendu le ciel et les rues de Berlin de l'agresseur Russe, ce, pas très loin du Reichstag. La Kugelblitz possède une tourelle oscillante, à la forme d'une boule, d'où son nom KUGELblitz (Kugel = boule) Jägdpanzer IV : Ce chasseur de char à été produit en grand nombre, remplaçant les Jägdpanzer 38t Hetzer et s'est forgé une réputation de terreur envers les équipages de chars alliés Les Jägdpanzer IV (Jgdpz IV) ont subi une amélioration majeure plus tard, consistant à remplacer le canon KwK40 L/48 par le canon Pak42 L/70, avec aussi une superstructure montée directement sur le châssis du Pzkpfw IV. Il se nommait le Jagdpanzer IV (70)V ou Jagdpanzer IV (70)A pour sa première version. Jagdpanzer IV (70) V ci contre et version A dessous Jagdpanzer IV Nashorn : Le Nashorn a vu le jour suite à une demande grandissante d'un nouveau chasseur de char capable d’affronter les nouveaux blindés russes. De cela, était proposé un prototype d'un Jagdpanzer sur châssis de Pzkpfw IV et armé du célèbre canon antichar Pak 43 L/71 de 88mm : le Sd.Kfz 164 Panzer Jäger IV Nashorn-Hornisse était né. Sd.Kfz 165 Hummel : de son vrai nom "Panzerfeldhaubitze 18M auf Geschützwagen III/IV (Sf) Hummel" ou "bourdon" (trad. de Hummel), conçu par Rheinmetall et armé d'un obusier de 15cm, il a été un des meilleurs canons automoteurs sur le front russe lors de l'opération Barbarossa. Je m'arrêterais là pour la présentation des variantes, vous vous doutez bien qu'il y en existe encore des dizaines. J'ai ainsi présenté les plus connues de tous et couramment utilisées durant la guerre. CONCLUSION: Le Panzerkampfwagen IV était l'un des chars les plus fiables de la guerre. Robuste, facilement modifiable, terriblement efficace, et très bien armé, le Panzer IV à su démontrer aux alliés que l'utilisation d'un bon char moyen était la clé d'une armée. Le Panzer IV reste avant tout qu'un char moyen, modifié durant la guerre, et avait néanmoins des faiblesses contre les derniers blindés ou armement antichars de fin de guerre. Cependant, le Panzer IV a été un des rares chars à combattre tout le long de la Guerre, et reste, comme son homologue américain, le M4 Sherman, gravé dans les mémoires.
  10. Peu de gens ne savent pas ce qu'est le fameux M4 Sherman. Mais le connaissait vous vraiment? Tout d'abord, il faut savoir que le M4 Medium Tank a été le char le plus produit de la seconde guerre mondiale avec plus de 50 000 exemplaires produits, toutes versions confondues. Le surnom de "Sherman" lui est attribué par les britanniques lors de la livraison de plusieurs exemplaires dans le programme de prêt bail. En effet, la "tradition" anglaise a voulu que tous les chars de ce programme se voient attribuer un surnom de général de la Guerre de Sécession. CONCEPTION : La demande d'un nouveau char moyen successeur du M3 Lee/Grant était grandissante. Le bureau d'étude américain s'est donc penché sur le projet du M4 Medium tank. Ce dernier a tout d'abord été pensé sur les base de fabrication du M3, autrement dit : caisse rivetée, même moteur.Pour des raisons de solidité et de fiabilité, les rivets ont laissés place à une caisse moulée. Plus tard, certaines caisses ont été des caisses soudées. Le M4 a été conçu à une époque ou l'armée américaine considèrait que la mission principale du char était de conduire des percées sur les arrières de l'ennemi. Cette philosophie conduira l'armée US a choisir pour le M4 un canon de 75 mm efficace pour les missions d'appui mais qui se révélera rapidement insuffisant pour lutter contre les chars allemands toujours plus puissants auxquels il sera confronté à partir de 1943. Cinq versions du char sont donc produites et évoluent en parallèle. Les premiers à entrer en production sont les M4A1, qui se caractérisent par une caisse réalisée avec des éléments coulés, dont les arêtes sont moins anguleuses. Ils sont motorisés par un moteur issu de l'aviation, le Continental R-975C-1, un neuf cylindres en étoile à refroidissement par air, déjà utilisé par le M3. Ils sont suivis en avril par les premiers M4A2 qui, outre le passage à une caisse soudée, bénéficient d'un moteur diesel General Motors de 13,7 litres de cylindrée. Les premiers M4A1, avec une caisse soudée et un R-975, eux sortent en juillet. Entre temps en juin, Ford a lancé la production du M4A3, lui aussi assemblé par soudure mais motorisé par son moteur à essence GAA-III refroidi par liquide. En juillet apparaît le M4A4, propulsé par un groupe moteur un peu particulier déjà expérimenté sur certains M3, le Chrysler Multi Bank A-57, constitué de cinq moteurs d'automobile à six cylindres en ligne, réunis par leur transmission. La taille de ce groupe a nécessité l'agrandissement du compartiment moteur et les Américains, peu confiant dans sa fiabilité, le destinent uniquement à l'envoi aux termes du prêt-bail. Sherman M4A2 Sherman M4A1 ÉVOLUTION : Les premiers engagements du char ont révélé qu'il avait tendance à s'enflammer assez facilement après avoir été atteint par un obus antichar. Après une étude, on attribue ce défaut aux compartiments latéraux de munitions et, pour amoindrir la vulnérabilité, on a ajouté une applique soudée de blindage couvrant leur emplacement. Par la suite, la protection de la caisse est entièrement repensée. Les efforts suivants vont porter sur la puissance de feu du M4, qui montre ses limites face aux chars allemands les plus modernes comme les Panther, ou les Tigres. Le premier essai est britannique, avec le montage de leur canon de 17 livres dans une tourelle standard de Sherman. Connu sous la dénomination de Sherman Firefly (luciole), il est particulièrement réussi, et se révèle déterminant pour lutter contre les chars de la Panzerwaffe, au cours des opérations en France et en Italie. Sherman M4A1 Firefly Quant à l'US Army, le canon de 75mm a été peu à peu remplacé par un canon de 76.2mm. Les version A1, A2 et A3, offrant au Sherman un armement capable d'affronter les nouveaux blindés allemands. Ce canon a été, tout de même, assez insuffisant contre certains chars de la Panzerwaffe (Pzkpfw V et VI notamment), l'US Army comptait toujours beaucoup sur ses chasseurs de chars pour contrer les blindés allemands. Les versions M4A3 ont évolué en de nombreuses variantes: - la plus connue de toutes est sans doute la variante M4A3 Jumbo. Elle consistait à renforcer le blindage frontal en tourelle et en caisse du blindé, lui permettant ainsi de mieux faire face aux chars et canons antichars de l'Axe, jouant alors mieux son rôle de soutien d'infanterie. Une version M4A3(76)W, autrement dit une version du Sherman Jumbo armée du canon de 76.2mm, à été produite. - La seconde variante, elle aussi très connue, est celle qui a consisté à équiper le Sherman A3 d'un obusier à canon court de 105mm, destiné à combattre plus aisément les éléments ennemis fortifiés. - Une troisième version, considérée comme une des meilleures versions du Sherman lors du second conflit mondial, a été celle qui équipait le blindé de la toute nouvelle suspension HVSS (pour Horizontal Volute Spring System). Cette suspension dernière génération de l'époque était composée de ressorts de suspension qui fonctionnaient à l'horizontal. Cette variante était ainsi appelée M4A3E8 ou M4A3(76)W HVSS et surnommée "Easy Eight" (Huit facile). Ce Sherman était armé du canon de 76.2mm, comme son nom l'indique. Ce Sherman a m^me été utilisé lors de la guerre de Corée. M4A3(76)W Jumbo M4A3 (105) M4A3E8 "Easy Eight" ..... notez la différence de suspensions avec le Sherman 105 au dessus. VARIANTES SPECIALES : Le Sherman, tout comme le char britannique A22 Churchill, a fait l'objet de beaucoup de variantes en tous genres, certaines très utiles, d'autres complètement loufoques. - M4A3R3 "Zippo" : ce Sherman a été équipé d'un lance flamme de type Ronson canadien, pour faire face à la jungle nippone, et même au front Coréen - M4A2 T34 Calliope : Sherman équipé d'un lanceur T34 de 40 à 60 tubes lances roquettes de 6''. Il faut préciser aussi que lorsque le véhicule tirait à la roquette, le canon principal de 75mm ne pouvait être utilisé. Le lanceur était unique, autrement dit, le lanceur n'était pas rechargeable. - M4A2 "Crab" : Ce Sherman A2 a été équipé d'une sorte de fléau sur pivot, servant à battre le sable pour déminer le terrain. Tout comme son homologue, le Churchill Crab, ces chars ont été utilisé en vue du débarquement de Normandie en juin 1944. - M4A2 ou M4A3 Duplex Drive: Ces Sherman sont surnommés les "DD" ,pour duplex drive, ou char amphibie transcris en français. Ces Sherman étaient équipés d'une toile étanche et gonflable qui lui permettait de flotter, son deuxième moteur permettait de se déplacer sur l'eau. Une fois à terre, le char redevenait un char normal. Ces Sherman ont été utilisé pour le débarquement de Normandie, mais malheureusement pour eux, très peu sont parvenus aux plages, mis à part sur Sword Beach où 32 des 34 DD ont réussis. - M4A2 BARV : Le BARV (Beach Armoured Recovery Vehicle) était un un Sherman A2 qui avait été rendu étanche et dont la tourelle était remplacée par une grande superstructure blindée et utilisé en Normandie. Le Sherman fut choisi comme base car son blindage semblait le plus simple à étanchéifier et la version M4A2 privilégiée car elle était motorisée par un moteur diesel qui supportait mieux les changements subits de température lors de la mise à l'eau. Capable d'être utilisé dans 2,7 mètres d'eau, le BARV a été prévu pour dégager les véhicules qui étaient en panne ou inondés pendant l'assaut et qui bloquaient l'accès aux plages. CONCLUSION : Les Sherman ont été utilisés encore jusque dans les années 1960. Souvent vu pendant la guerre de Corée, les Sherman se sont gravé une longue histoire. Ils ont constamment évolué pendant toute la guerre, subissant bon nombre d'améliorations. Malgré toutes ses améliorations, les M4, toutes versions confondues, ont été plus faibles que les chars allemands. Ils fallait que ces chars se battent en nombre, par ailleurs, statistiquement, il fallait 5 Sherman pour venir à bout d'un char Tigre. Simple à améliorer, produit en grand nombre, et bien armé malgré tout, le Sherman à su faire de l'ombre à son homologue allemand le Pzkpfw IV. Ce blindé restera un des chars les plus emblématiques de la seconde guerre mondiale, et était avant tout, un facteur de la victoire des alliés.
  11. Vous le connaissez tous comme le plus gros, le plus beau, le meilleur chasseur de chars de toute la guerre, mais détrompez vous, ce mastodonte en est tout autre chose! En premier lieu, le Jagdpanzer VI possède plusieurs dénominations : - Sonderkraftfahrzeug 186 (Sd.kfz. ou véhicule spécialisé en français) - 12.8cm Pak 44 Ausf Panzer Jäger Tiger - Jagdpanzer VI Ausfürung B. - surnommé Jagdtiger Le succès permanent et croissant des Jagdpanzer en tous genres (comme le SturmGeschütz III [StuG III] dans toutes ses versions), le Heereswaffenprüfanmt décide de lancer une étude sur un nouveau chasseur de chars. Le projet est lancé par Hitler le 18 mai 1942. Les études se portent sur un chasseur lourd, donc plus blindé que les autres chasseurs de chars déjà en service. Le Pzkpfw V Panther n'étant pas assez robuste pour ce genre de projet (l'argument du poids d'un canon de 128mm étant très important), le bureau d'étude se tourne vers le tout nouveau Panzerkampfwagen VI Ausf B alias le Köenigstiger. Cependant, il existe deux versions du Pzkpfw VI : la version de Porsche, et celle d'Henschel, où la différence est visible au niveau des trains de roulements et de suspensions. La version de suspensions Porsche reprend quasiment à l'identique le train de roulement du "Tigre" de Porsche (autrement dit celle du Jäger Panzer Tiger P Ferdinand), mis à part que les galets sont légèrement imbriqué. La version Porsche du jagdtiger ne fût produite qu'entre 5 et 10 exemplaires), le constructeur n'ayant plus les faveurs du Führer. La versions Henschel fût produite en grand nombre et qui portera, comme son grand frère le Tigre 2, le nom de "Jagdpanzer VI Ausf. B" Le canon est développé par Krupp, des essais sont effectués à partir du canon de 152 mm M 37 russe puis avec le canon de 155 mm GBT-T 419 français, sans résultats probants, Krupp se tourne alors vers le Flak 40 12,8 cm qui, modifié, devient le 12,8 cm Pak 44 L/55, il sera construit par les usines Krupp à Breslau. Il est usiné d'une seule pièce et a une longueur de 7.02 mètres. Le compartiment de combat du Jagdtiger ou casemate, est vaste et puissamment blindée. Elle comprend un blindage frontal de 250 mm au point le plus épais du mantelet de canon (Saukopf) incliné à 15°, et 80 mm sur les côtés inclinés à 25° et 80 mm l'arrière de la casemate, incliné à 5°. La caisse quant à elle, est très peu différente de la caisse d'origine du Köenigstiger. Elle comprend un blindage frontal de 150 mm incliné à 50°, 120 mm sur les côtés inclinés à 40°, 40 mm incliné à 85° pour le bas de caisse. Le moteur est un MAYBACH HL30P30 V12 de 23,9 litres de cylindrée, refroidi par eau, développant 700 chevaux à 3000 tr/mn. C'est le même que sur le Pzkpfw VI Ausf B. Ce moteur devant déplacer les 71 tonnes du Jagdtiger, il y a un rapport d'environ 9,8 chevaux vapeurs à la tonne. Pour compléter la motorisation, une transmission possédant 8 vitesses avant, et 4 vitesses arrières à été installée. La consommation variait entre 600 litres au 100 km sur route, à 860 litres au 100 km hors route. Le Jagdtiger a été produit de juillet 1944 à mars 1945, où 88 des 150 exemplaires commandés ont vu le jour, et parmi eux, 73 ont été livré. Seulement 2 unités ont été équipé de ces engins ainsi que des écoles. - La s.Pz.Jag.Abt.512 ont reçu 20 exemplaires, disposés en 3 "Kompagnien" - la s.Pz.Jag.Abt.653 avec 42 exemplaires - 11 exemplaires destinés à l'institution [note: s Pz.Jag Abt signife "Schwere Panzer Jäger Abteilung" autrement dit "bataillons de chasseurs de chars lourds" en français] Le Jagdtiger a démontré rapidement ses faiblesses, à savoir : une mobilité trop réduite, un poids excessif et une forte consommation de carburant pour une armée allemande en pénurie. Les blindés alliés ne chercheront toutefois jamais la confrontation directe avec son puissant armement de 128mm. Ils préfèreront contourner l'obstacle et le neutraliser par les flancs, ou l'arrière. Plusieurs durent être abandonnés et sabotés suite à des ennuis mécaniques. La 1./s.Pz.Jag.Abt.512 a combattu près de la tête de pont de Remagen tandis que la 2./s.Pz.Jag.Abt.512 a combattu à Siegen et Weidenau ,où toutes deux, elles ont perdu leurs Jagdtiger les uns après les autres. La 2e compagnie se rend aux Américains à Iserlohn ; certains Jagdtiger feront retraite en Autriche où ils combattront avec succès les KV-85 russes, avant de perdre leurs matériels à leur tour. La s.Pz.Jag.Abt.653 combattra durant l'opération Nordwind avec seulement deux Jagdtiger en appui de la 17e SS Pz. Div. puis avec une compagnie avec la 10e SS Pz. Div. dans la région de Strasbourg. En décembre 1944, l'unité est renommée en s.Pz.Jag.Kp.614, elle est ensuite placée en réserve dans la forêt de Haguenau, en mars 1945. L'unité disparaîtra dans les multiples accrochages à Ulm, Munich, Salzbourg et Stengberg. Mais malgré tous ses défauts, le Jagdtiger a su retarder les Américains plus d'une fois sans pouvoir assurer la victoire en détruisant environ 200 véhicules blindés ennemis pour la perte de 24 machines.
  12. Et une autre bonne nouvelle !! Le Pershing arrive Source : Trending de coh2.org
  13. Bonjour a tous, Étant passionné de chars je n'ai pas pu m'empêcher de créé un topic sur les chars ! De la seconde guerre mondiale, vous pourrez raconter tous ce que vous savez sur les chars ! Les chars ont joués un rôle très important pendant la seconde guerre mondiale certains étaient une catastrophe... Comme par exemple le M3 Lee, de conception américaine ! je vous explique quelque choses d'assez marrant ! En faite si le M3 Lee recevais un obus sur sa plaque de blindage avant l'équipage pouvait être tuer non a cause de l'obus mais... A cause des écrous mal vissés qui étaient projetés a l'intérieur du char ! Ou encore la plaque de blindage avant pouvait tomber par terre a tous moment !!! Enfin je vais passer au Tigre... Le tigre était fournit avec un manuelle qui disait : "si vous ne savez pas si le tigre est trop lourd, prenez un camarade mettez le sur votre dos, mettez vous a l'endroit qui pose problème, tenez vous sur une jambe si vous ne vous enfoncer pas dans le sol c'est que le Tigre peut passer si vous vous enfoncer, le Tigre ne passera pas..." Et enfin une derniere chose, certains se disent : "Mais pourquoi ont a inventer des chars sans tourelle qui se faisaient facilement contourner ?!" C'est très simple les gars en faite certains canons étaient tellement puissant qu'ils pouvaient arracher la tourelle du chars ! En exemple de chars sans tourelle : -Ferdinand/Elephant -JagdTiger -Stug -Jagdpanzer IV Voila, j'éspère que vous aurez appréciez ces anecdotes sur les blindés ! Merci d'avoir lu et donner votre avis
×
×
  • Create New...