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  1. JAGDPANZER 38 (T) "Hetzer" En attendant que les chasseurs de chars Jagdpanzer V, Jagdpanther et Jagdpanzer VI Jagdtiger sortent d'usines, la Panzerwaffe mit en service un autre chasseur de chars : Le Jagdpanzer 38 (t), communément appelé Hetzer. APPELLATIONS : Il faut savoir que "Hetzer" est un surnom donné par les PanzerGrenadiers. Officiellement, le nom donné à ce petit chasseur est E-10. Il prendra par la suite le nom de Jagdpanzer 38 (t). Son nom officiel est "7,5 cm PaK 39 L/48 auf Panzerjäger 38(t) (Sd.Kfz. 138/2)", vous comprendrez pourquoi les PanzerGrenadiers le surnommaient Hetzer (traduit "Trappeur"). DÉVELOPPEMENT : Cherchant à réduire les coûts de production, tout en gardant une garantie de qualités et performances face aux ambitieux projets des Jagdtiger et Jagdpanther, le bureau d'étude de la Panzerwaffe se pencha sur un châssis existant, fiable, mais n'étant plus d'une très grande efficacité : Le Pzkpfw 38 (t). Aussi, il fallait pouvoir doter ce chasseur d'un canon aux capacités antichars efficaces et ayant une mobilité digne de ce nom. Sköda était responsable de produire en grande quantité ce chasseur (environ 2000 exemplaire). De mars à mai 1943, le Jagdpanzer 38(t) avait vu le jour. Équipé du très bon canon de 75 mm Pak 39/2 L/48, et motorisé via un 6 cylindre en ligne Praga de 7.8 litres de cylindrée (158 cv à 2800 tr/min, il pouvait remplir son travail de chasseur de char de façon très efficace. De plus, malgré les 4 membres d'équipages, le "Hetzer" était un chasseur de chars aux dimensions très minimes. sa longueur n’excédait pas 7 mètres, avec moins de 3 mètres de large, et 2,17 mètres de haut (avec mitrailleuse). Ainsi, le E-10 pouvait se dissimuler très facilement, et se replier rapidement après avoir tiré. De cette façon le Hetzer à su se forger une très sale réputation au sein des équipages de chars américains, et portait au mieux son surnom de "trappeur". De plus, le Jagdpanzer 38(t) disposait d'un atout primordial, son blindage. Il est protégé par une plaque blindée frontale supérieure de 60 mm d'épaisseur inclinée à 60° ; par une plaque frontale inférieure de 60 mm inclinée à 40° ; les côtés ont 20 mm d'épaisseur inclinés à 40° ; le blindage du toit et du plancher sont de 10 mm ; le blindage arrière est de 8 mm pour la superstructure (à 20°) et de 20 mm pour la caisse. Ainsi, le Hetzer peut aisément encaisser les tirs de 75mm et autres calibres alliés, le rendant très difficile à détruire. A noter que le blindage peut être multiplié par 2 ou 3 du fait de l'inclinaison (blindage effectif). VARIANTES : Disposant de nombreux châssis de Pzkpfw 38(t) tchècoslovaques, la Panzerwaffe a pu concevoir bon nombre de ces Jagdpanzer et autres variantes de combat et de dépannage. Certes, ce n'est pas une "variante", mais la version de commandement du Hetzer nommée Jagdpanzerbefehlswagen 38(t) avait sa place dans les divisions blindées. Équipé d'une seconde radio Fug-8, ces chars avaient la possibilité de transmettre toutes informations au QG de campagne allemand le plus proche, tout en communiquant avec la radio principale au sein du peloton. Avec seulement 21 exemplaires de fabriqués, le Flammpanzer 38 (t) était le meilleur moyen pour un petit blindé de venir à bout de positions fortifiées. Il était équipé d'un Flammenwerfer 41 de 14mm de diamètre. Le Bergepanzer 38 (t) était la version de dépannage du Hetzer. Il a été construit à 181 exemplaires. Après la guerre, la Tchécoslovaquie récupéra 300 de ces chasseurs, où Sköda continua la production, puis exporta environ 150 exemplaires à la Suisse, qui renommera ce blindé Jagdpanzer G-13. Aussi, il faut faire attention : beaucoup de chars dis "hetzer" sont en fait des G-13 maquillés. Le moyen pour reconnaître un G-13, c'est de regarder au niveau du canon. En effet, la variante G-13 était dotée d'un nouveau canon de 75mm disposant d'un frein de bouche!! Souvent, des collectionneurs et autres reportages montrent des G-13 dissimulés sous le nom de Hetzer de la Seconde Guerre mondiale. En espérant que cet article vous plaise, n'hésitez pas à le partager, à commenter et à en parler autour de vous, ça me fera grandement plaisir! sources : http://www.achtungpanzer.com/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Jagdpanzer_38(t) http://worldwartwo.free.fr/Materiel/chars/jagpanzer 38 hetzer/jagpanzer 38 hetzer.html
  2. Le Pzkpfw VI... Ce mastodonte de 1942 gravé dans les mémoires Acteur majeur dans la propagande Allemande .. mais le connaissez vous en détails? Petit rappel de ses innombrables dénominations : - Panzerkampfwagen VI Ausfürung E. Tiger - Sonderkraftfahrzeug 181 (Sd.Kfz) - surnommé "Tiger I" Ses dimensions, ses lignes carrées, sa puissance, la propagande et ajouté à des équipages d’exception sont tous des facteurs ayant propulsés le char Tigre au rang de l'élite du monde du char lourd. GENÈSE : Menés par Henschel et Porsche, énormément de projets de chars lourds ont été édités. Seulement en 1940, la Panzerwaffe souhaite compléter son parc de blindés d'un char plus puissant, mieux protégé et mieux armé que le Pzkpfw IV, et qui pourrait faire face à d'éventuels nouveaux armements soviétiques (tel que sera plus tard le canon de 85mm), et surpasser les actuels T-34/76mm et KV-1 Zis 5 de 76mm. CONCEPTION : Les deux firmes allemandes devait prposer un char pour l'été 1942, devant peser 45 tonnes et être armé avec un dérivé du fameux Flak 88mm, logé dans une tourelle conçue par Krupp. tourelle de Krupp pour le Pzkpfw Le premier projet a été signé par Henschel, son nom : le VK 36.01 (Vollkettenkraftfahrzeug 36.01 = Véhicule motorisé tout chenillé de 36 tonnes numéro 1). Cependant, ce projet a été rapidement abandonné, jugé non conforme à la demande. Notez sur le croquis ci-dessous, la première apparition des galets imbriqués pour la suspension) planche du VK36.01 Le second projet est quant à lui signé Porsche, nommé VK 45.01 (donc véhicule blindé tout chenillé de 45 tonnes n°1) et se rapprochait plus de ce que la Panzerwaffe attendait. Ce projet répondait à peu d'exceptions près au cahier des charges imposé pour la production du nouveau char lourd. Cependant, Henschel de son côté conçu un nouveau prototype, tout en gardant certains aspects du VK 36.01. Les deux firmes ayant validé leur projets respectifs, conçoivent un premier prototype "déterminant" pou le "Tiger Programm". Porsche présenta un Pzkpfw VI à la caisse très fortement blindée, respectant à la lettre les obligations de poids, et ayant une suspension très particulière. Ce Tigre faisait l'objet d'une technicité très ambitieuse. Il était plus rapide, mais moins mobile que voulu. Il s'avérait aussi très coûteux, et peu fiable du fait de sa mécanique ambitieuse et particulière. Le Tigre de Porsche (gauche) aux côtés de son prototype VK 45.01 (droite) Henschel quant à lui, proposa un prototype de Pzkpfw VI, certes moins ambitieux que Porsche, mais plus fiable, moins cher, plus mobile, et remporte le contrat. Cependant, le Tigre de Henschel pèse, une fois la tourelle ajustée, plus d'une dizaine de tonnes que les 45 demandées. Il coûtrait environ 250 800 Deutschmarks (l'unité) La conception du char s'est faite avant la confrontation des panzers avec le T-34, aux lignes radicalement inclinés. La protection du char ne bénéficie donc pas de cette réelle avancée. Une fois le premier char Tigre officiellement terminé, il reçut le nom officiel de Panzerkampfwagen VI Ausfürug H1. Tiger. et la production débuta à l'été 1942, production élevée à 1350 exemplaires construits. En 1944, il reçut le nom de Panzerkampfwagen VI Ausfürung E. Tiger I, par Hitler en personne. Tout au long de sa carrière, il subit diverses modifications, par exemple certaines pièces standardisées avec le Pzkpfw V Panther et le Pzkpfw VI Ausf. B (Tigre Royal), cela dans le but de simplifier (et augmenter) la production, ce qui est d'ailleurs la motivation principale de la suppression de certains dispositifs. Les lance-grenades / fumigènes / mines disparaissent en 1943. Le train de roulement est modifié en 1944. Le moteur est changé pour un plus puissant. Pour permettre l'emport d'une MG-34 de défense anti-aérienne et rapprochée, un rail est installé sur le tourelleau, lequel subit également diverses modifications, etc. Mais aucune de ces évolutions ne change la silhouette si typique du Tiger I. À l'instar des Pzkpfw III et IV, l'engin accueille un équipage de cinq hommes, trois en tourelle et deux en caisse : un conducteur, un radio, un tireur, un chargeur et un chef de char ; une telle composition des équipages de chars ayant fait ses preuves aux dépens des Français, Britanniques et Soviétiques. MUNITIONS : Les équipages disposent de trois types de munitions: La Panzergranate 39, une APCBC, est la principale à disposition des équipages.Poids : 10,2 kg Vitesse initiale : 800 m/s La Panzergranate 40, une APCR bien que plus performante à courte portée, est peu disponible puisque son noyau est en tungstène, un métal stratégique dont l'Allemagne manque.Poids : 7,3 kg Vitesse initiale : 930 m/s La troisième munition antichar en dotation est la Granate 39 HL, un obus HEAT perçant 90 mm de blindage. Peu précise aux grandes distances où elle est plus pénétrante que les deux précédentes, son intérêt réside dans sa polyvalence, elle peut en effet être aussi utilisée contre des cibles plus légères grâce à son pouvoir brisant.Poids : 7,5 kg Vitesse initiale : 600 m/s Voici l'épaisseur des blindages inclinés à 30° percés à différentes distances par les Panzergranaten 39 et 40. Distance Panzergranate 39 Panzergranate 40 100 m 120 mm 171 mm 500 m 110 mm 156 mm 1 000 m 100 mm 138 mm 1 500 m 91 mm 123 mm 2 000 m 84 mm 110 mm PzGr 39 chargée dans un 88mm de Panzer Jäger IV Nashorn BLINDAGE : Les parois du Pzkpfw VI étant verticales, un obus antichar en tir tendu sur le char n'avait donc que très peu de chances de ricocher. Toujours dans le cas d'un tir tendu, l'épaisseur à traverser pour l'obus était donc égale à l'épaisseur du blindage. Lorsque les conditions le permettaient, certains équipages utilisèrent les accidents du terrain pour incliner leur engin et ainsi son blindage. Le blindage du toit est relativement peu épais, puisqu'au moment de sa conception la Luftwaffe domine encore largement le ciel sous lequel avancent les Panzer-Divisionen. Son blindage épais (100 mm à l'avant et jusqu'à 110 mm sur le mantelet), quoique non incliné, ne le rendait à sa sortie vulnérable aux tirs d'antichars puissants qu'à de courtes portées. Il fallut attendre le D-5T de 85mm soviétique du T34-85 (D-5T), SU-85 et KV-85; et le canon 76.2 américain pour augmenter la distance de tir possible à sa destruction. La pièce britannique QF 17 pounder équipant l'Archer par exemple pouvait espérer le détruire jusqu'à 1 700 m en tirant sur les côtés ou l'arrière. Au cours de l'année 1944, les Soviétiques peuvent compter sur un arsenal puissant pour venir à bout de son blindage : T34-85, SU-100, IS-1 et IS-2; ce dernier avait lui été équipé du canon D25-T de 122 mm justement pour contrer les Pzkpfw VI, ce qu'il pouvait faire de face jusqu'à 1 200 m. À la fin de la guerre apparaissent les chasseurs de chars M36 Slugger ou "Jackson" côté américain, équipés d'une pièce de 90 mm possédant d'excellentes capacités antichars. Voici un tableau détaillant le blindage du Pzkpfw VI, premier du nom : Plaque Épaisseur Inclinaison Mantelet du canon 110 mm 0° Front de la tourelle 100 mm 8° Flancs de la tourelle 80 mm 0° Arrière de la tourelle 80 mm 0° Toit de la tourelle 25 mm 81° Haut du front de caisse 100 mm 10° Bas du front de caisse 100 mm 24° Haut des flancs de caisse 80 mm 0° Bas des flancs de caisse 60 mm 8° Arrière de la caisse 82 mm 8° Toit de caisse 26 mm 90° Plancher de caisse 25 mm 90° EN COMBAT : Les premiers Tigres sont envoyés sur ordre de Hitler sur le front de Leningrad au sein de la Schwere Panzer Abteilung 502 ; leurs débuts voient les immenses espoirs portés en eux momentanément déçus. Manque de préparation des équipages et des chars et utilisation sur un terrain peu favorable expliquent cette première déconvenue. Au cours de la bataille de France, puis sur le front de l'Est, les Pekpfw III et IV censés former l'ossature des Panzer Divisionnen avaient montré leurs faiblesses face aux lignes de défense comprenant des armes antichars, le Tigre devait donc y remédier grâce à son blindage avant suffisamment épais. Initialement, chaque division de chars devait donc posséder une Schwere Panzer Abteilung (Bataillon de chars lourds) à laquelle étaient incorporés les Pzkpfw. Ce bataillon devait donc redonner une force de rupture aux Panzer Divisionnen, alors que les autres bataillons, constitués de chars plus légers et plus manœuvriers, devaient tenir un rôle d'exploitation. Les Schwere Panzer Abteilung ne sont finalement pas endivisionnées. En effet, la production de chars Tigres est trop faible pour en créer suffisamment au vu du nombre de divisions de chars. Cependant, certaines divisions ( la SS Leibstandarte Adolf Hitler, la SS Das Reich et la SS Totenkopf) disposent en 1943 d'une Kompagnie de Pzkpfw VI chacune. divisions (ordre G à D) SS Leidstandarte, SS Totenkopf, SS Das Reich Si les Tigres arrivent sur le front dès septembre 1942, c'est lors de la bataille de Koursk qu'on voit le Pzkpfw VI (aux côtés du Pzkpfw V Panther et du Panzer Jäger VI Ferdinand) apparaître en nombre important. Plus de 150 y ont été engagés au nord et au sud. Mais ils ont été disséminés le long du front de l'offensive, ce qui, au vu des conditions dans lesquelles elle s'est déroulée, n'a pas pu révéler de capacité offensive au Tigre. Cependant, au fil des combats, le Pzkpfw VI a su montrer de quoi il était capable. Il surpassait tous ses adversaires d'époque, même si, souvent (notamment comme dit à Koursk) les difficultés à évoluer en tout terrain, les mécaniques complexes et la consommation de carburant, ainsi que le surnombre des chars adverses, mettaient le Tigre I en faiblesse. Le canon de 88mm était particulièrement redoutable envers les blindés ennemis (1942 à 1943), et faisait d'énormes dégâts, en "supplément que le char pouvait encaisser bon nombre de projectiles.
  3. Hier je vous présentait le M4 Sherman. Pourquoi donc ne pas parler aujourd'hui de son homologue allemand, le Panzer 4. Pzkpfw IV Ausf. H Comme l'est la structuration des blindés de la Panzerwaffe de la seconde guerre mondiale, chaque véhicule possédant plusieurs appellations, le Panzer IV n'échappe pas à la règle : - Sonderkraftfahrzeug 161 (Sd.Kfz = char spécialisé) - Panzerkampfwagen IV (Pzkpfw désignant "Char de combat") - Surnommé "Panzer IV" GENÈSE : Le Panzer IV a été développé à l'origine par Heinz Guderian, dès le début des années 1930. Ce developpement allait de paire avec celui du Panzer III, auquel il devait servir d'appui. Fin 1934, début 1935, Hitler commanda à plusieurs sociétés de débuter un programme visant à produire un nouveau char de 18 tonnes basé sur les idées de Guderian. Trois société, Krupp, RheinMetall-Borsig et Man élaborèrent en 1935 un programme de recherche du nom de couverture de « BW » (« Begleitwagen »: véhicule d’accompagnement). Ce qui décrit assez bien le concept même du nouveau char : accompagnement de véhicules plus légers tel que le panzer III. D’après la commande du Führer, le char devait obligatoirement être armé d’un canon de 75mm et ne pas dépasser 24 tonnes (poids maximum que pouvaient supporter les ponts dont disposait le génie) et avoir une vitesse de 35km/h sur route. Les trois sociétés ont produit des prototypes qui furent testés en même temps. Après divers essais, c’est le prototype de Krupp qui fut retenu. CONCEPTION : Krupp reçut alors l’autorisation de commencer la production en octobre 1935. Mais après d’autres essais et révisions, la production ne commença qu’en 1936, et le premier Panzerkampfwagen IV ne sortit d’usine qu’en octobre 1937. Krupp incorpora dans la production du Panzer IV les meilleurs dispositifs existants. De plus il modifia quelques peu le panzer IV au cours de sa production afin d’y inclure les connaissances acquises grâce aux précédentes conceptions des Panzers I, II et III. Les premiers modèles de panzer IV (Ausf A/B/C) furent plus des modèles d’essais et d’entraînement, que des chars de combat proprement dit. Néanmoins un certain nombre d’entre eux furent incorporés dans les formations de Panzers afin de tester leur habileté au combat ainsi que d’organiser de réelles formations blindées. Le premier panzer IV Auf A est sorti d’usine en octobre 1937. Les premiers modèles/prototypes furent produit à très peu d’exemplaires. Le premier modèle purement de combat fut le Panzerkampfwagen IV Ausf D. Pzkpfw IV Ausf D Voici un aperçu de la chronologie de production des Panzer IV: Sd. Kfz. 161 Ausf. A-F 1937-1942 Sd. Kfz. 161/1 Ausf. F2/G 1942-1943 Sd. Kfz. 161/2 Ausf. G-J 1943-1945 Au total, 10 500 châssis furent produits dont 7000 furent achevés comme Panzerkampfwagen IV, le reste en véhicules dérivés. L'ENGIN : La carrière du panzer IV connut de rapides innovations, afin de le rendre plus fiable et plus apte au combat. De plus, durant la guerre, la production du Panzer IV subit de nombreuses transformations afin d’une meilleure rationalisation de la production et d’une tentative de standardisation des équipements. L'équipage d'un Pzkpfw IV était composé de 5 hommes: - le chef de char - Un tireur - Un chargeur en tourelle - Un conducteur - Un radio/mitrailleur Une radio de moyenne portée était installée sur les chars de commandement (Panzerbefehlswagen) L’utilisation de la radio et de l’intercom fut d’une grande utilité et permirent aux équipages de chars allemands de prendre le dessus sur les chars alliés au début de la guerre, puis d’avoir la supériorité sur les chars russes en menant des attaques coordonnées, l’utilisation du système de communication allant en s’amplifiant au cours du conflit. Pzkpfw Ausfürung H. Notez la présence d'une antenne supp. à l'arrière, signifiant que ce char est un char de commandement (Panzerbefehlswagen) IDENTIFICATION : Tous les Panzer IV étaient dotés de 8 roues de soutien et de 4 galets de retour. - A partir du Pzkpfw Ausf D, une mitrailleuse de coque sera installée sur le châssis. - De plus, un compartiment est désormais installé à l'arrière de la tourelle. - A partir du Pzkpfw Ausf E/F les chenilles sont élargies et le blindage est renforcé, en effet cette version bénéficiant des connaissances acquise sur le front Est la nécessité une meilleure adhérence au sol. - Le Pzkpfw Ausf G marque l’abandon du canon court et l’adoption définitive du canon KwK40 L/48 de 75 mm avec frein de bouche dévissable. - Les versions de la fin de la guerre ne différeront que très peu du Pzkpfw Ausf G. - Les versions en service du Panzer IV se verront rajouter petit à petit des lances fumigènes. SERVICE : Le Panzerkampfwagen IV fut présent lors de tous les combats et de tous les champs de batailles de 1939 à 1945. Les Panzer IV participèrent à la campagne de Pologne, de Norvège, de France, des Balkans, d’URSS, d’Afrique, du front Ouest...etc. Le Pzkpfw IV à été un des chars ayant la plus longue longévité de la guerre, en effet, il été mis en service avant la guerre, et à combattu jusqu'à la fin, en 1945. LISTE DES VERSIONS DE PZKPFW IV : Pzkpfw IV Ausf. A/B/C - char d'exercice (ici un Ausf B. et un Ausf C en dessous) Pzkpfw Ausf. D - premiers vrais chars de combat (notez le rajout d'une mitrailleuse de coque à partir de cette version) Pzkpfw IV Ausf. E / F1 (notez l'ajout d'un compartiment de rangement à l'arrière de la tourelle visible sur les chars à gauche) Pzkpfw IV Ausf. F2 (armé avec un canon Kwk 40 L/43) Pzkpfw Ausf. G (notez que par rapport au Ausf. F2, le G se différencie au frein de bouche du canon, car il se voit attribuer le nouveau 75mm KwK40 L/48) La couleur Desert est la couleur d'usine du G Pzkpfw IV Ausf J (notez que cette version se voit ajouter une protection en tourelle, les "TurmSchürzen", mais n'est pas équipé de Schürzen sur les flancs) parfois, des "grilles" simples sont attachées aux flancs, une méthode "bricolage" du Schürzen Pzkpfw IV Ausf H. (une version totalement équipée de Schürzen (traduit "tablier") conférant au char une protection supplémentaire) Pzkpfw IV als Tauchpanzer ou Tauchpanzer IV (char amphibie) - comme son grand frêre le petit Pzkpfw III Tauchpanzer il s'agissait d'un Pzkpfw IV Ausf D. amphibie. N'ayant pas trouvé de Tauchpanzer IV à l'eau, je met ici un Tauchpanzer III DÉRIVÉS DU PZKPFW IV : Flakpanzer IV : Mobelwagen : canon de 37 mm antiaérien monté sur le châssis du Pzkpfw IV Flakpanzer IV Wirbelwind : quadritube de 20 mm antiaérien monté dans une tourelle ouverte (ici une ayant ... un peu servit) Flakpanzer IV Ostwind : canon de 37 mm monté dans une tourelle à rotation complète Flakpanzer IV Kugelblitz : Bitube de 30mm moté dans une tourelle à rotation complète et fermée. Ce Flakpanzer est particulier du fait qu'il a combattu alors qu'il n'était qu'au stade d'essais! Cependant, une dizaine de prototypes furent achevés en 1945, et ces derniers, protégés de deux Ferdinand, ont défendu le ciel et les rues de Berlin de l'agresseur Russe, ce, pas très loin du Reichstag. La Kugelblitz possède une tourelle oscillante, à la forme d'une boule, d'où son nom KUGELblitz (Kugel = boule) Jägdpanzer IV : Ce chasseur de char à été produit en grand nombre, remplaçant les Jägdpanzer 38t Hetzer et s'est forgé une réputation de terreur envers les équipages de chars alliés Les Jägdpanzer IV (Jgdpz IV) ont subi une amélioration majeure plus tard, consistant à remplacer le canon KwK40 L/48 par le canon Pak42 L/70, avec aussi une superstructure montée directement sur le châssis du Pzkpfw IV. Il se nommait le Jagdpanzer IV (70)V ou Jagdpanzer IV (70)A pour sa première version. Jagdpanzer IV (70) V ci contre et version A dessous Jagdpanzer IV Nashorn : Le Nashorn a vu le jour suite à une demande grandissante d'un nouveau chasseur de char capable d’affronter les nouveaux blindés russes. De cela, était proposé un prototype d'un Jagdpanzer sur châssis de Pzkpfw IV et armé du célèbre canon antichar Pak 43 L/71 de 88mm : le Sd.Kfz 164 Panzer Jäger IV Nashorn-Hornisse était né. Sd.Kfz 165 Hummel : de son vrai nom "Panzerfeldhaubitze 18M auf Geschützwagen III/IV (Sf) Hummel" ou "bourdon" (trad. de Hummel), conçu par Rheinmetall et armé d'un obusier de 15cm, il a été un des meilleurs canons automoteurs sur le front russe lors de l'opération Barbarossa. Je m'arrêterais là pour la présentation des variantes, vous vous doutez bien qu'il y en existe encore des dizaines. J'ai ainsi présenté les plus connues de tous et couramment utilisées durant la guerre. CONCLUSION: Le Panzerkampfwagen IV était l'un des chars les plus fiables de la guerre. Robuste, facilement modifiable, terriblement efficace, et très bien armé, le Panzer IV à su démontrer aux alliés que l'utilisation d'un bon char moyen était la clé d'une armée. Le Panzer IV reste avant tout qu'un char moyen, modifié durant la guerre, et avait néanmoins des faiblesses contre les derniers blindés ou armement antichars de fin de guerre. Cependant, le Panzer IV a été un des rares chars à combattre tout le long de la Guerre, et reste, comme son homologue américain, le M4 Sherman, gravé dans les mémoires.
  4. Peu de gens ne savent pas ce qu'est le fameux M4 Sherman. Mais le connaissait vous vraiment? Tout d'abord, il faut savoir que le M4 Medium Tank a été le char le plus produit de la seconde guerre mondiale avec plus de 50 000 exemplaires produits, toutes versions confondues. Le surnom de "Sherman" lui est attribué par les britanniques lors de la livraison de plusieurs exemplaires dans le programme de prêt bail. En effet, la "tradition" anglaise a voulu que tous les chars de ce programme se voient attribuer un surnom de général de la Guerre de Sécession. CONCEPTION : La demande d'un nouveau char moyen successeur du M3 Lee/Grant était grandissante. Le bureau d'étude américain s'est donc penché sur le projet du M4 Medium tank. Ce dernier a tout d'abord été pensé sur les base de fabrication du M3, autrement dit : caisse rivetée, même moteur.Pour des raisons de solidité et de fiabilité, les rivets ont laissés place à une caisse moulée. Plus tard, certaines caisses ont été des caisses soudées. Le M4 a été conçu à une époque ou l'armée américaine considèrait que la mission principale du char était de conduire des percées sur les arrières de l'ennemi. Cette philosophie conduira l'armée US a choisir pour le M4 un canon de 75 mm efficace pour les missions d'appui mais qui se révélera rapidement insuffisant pour lutter contre les chars allemands toujours plus puissants auxquels il sera confronté à partir de 1943. Cinq versions du char sont donc produites et évoluent en parallèle. Les premiers à entrer en production sont les M4A1, qui se caractérisent par une caisse réalisée avec des éléments coulés, dont les arêtes sont moins anguleuses. Ils sont motorisés par un moteur issu de l'aviation, le Continental R-975C-1, un neuf cylindres en étoile à refroidissement par air, déjà utilisé par le M3. Ils sont suivis en avril par les premiers M4A2 qui, outre le passage à une caisse soudée, bénéficient d'un moteur diesel General Motors de 13,7 litres de cylindrée. Les premiers M4A1, avec une caisse soudée et un R-975, eux sortent en juillet. Entre temps en juin, Ford a lancé la production du M4A3, lui aussi assemblé par soudure mais motorisé par son moteur à essence GAA-III refroidi par liquide. En juillet apparaît le M4A4, propulsé par un groupe moteur un peu particulier déjà expérimenté sur certains M3, le Chrysler Multi Bank A-57, constitué de cinq moteurs d'automobile à six cylindres en ligne, réunis par leur transmission. La taille de ce groupe a nécessité l'agrandissement du compartiment moteur et les Américains, peu confiant dans sa fiabilité, le destinent uniquement à l'envoi aux termes du prêt-bail. Sherman M4A2 Sherman M4A1 ÉVOLUTION : Les premiers engagements du char ont révélé qu'il avait tendance à s'enflammer assez facilement après avoir été atteint par un obus antichar. Après une étude, on attribue ce défaut aux compartiments latéraux de munitions et, pour amoindrir la vulnérabilité, on a ajouté une applique soudée de blindage couvrant leur emplacement. Par la suite, la protection de la caisse est entièrement repensée. Les efforts suivants vont porter sur la puissance de feu du M4, qui montre ses limites face aux chars allemands les plus modernes comme les Panther, ou les Tigres. Le premier essai est britannique, avec le montage de leur canon de 17 livres dans une tourelle standard de Sherman. Connu sous la dénomination de Sherman Firefly (luciole), il est particulièrement réussi, et se révèle déterminant pour lutter contre les chars de la Panzerwaffe, au cours des opérations en France et en Italie. Sherman M4A1 Firefly Quant à l'US Army, le canon de 75mm a été peu à peu remplacé par un canon de 76.2mm. Les version A1, A2 et A3, offrant au Sherman un armement capable d'affronter les nouveaux blindés allemands. Ce canon a été, tout de même, assez insuffisant contre certains chars de la Panzerwaffe (Pzkpfw V et VI notamment), l'US Army comptait toujours beaucoup sur ses chasseurs de chars pour contrer les blindés allemands. Les versions M4A3 ont évolué en de nombreuses variantes: - la plus connue de toutes est sans doute la variante M4A3 Jumbo. Elle consistait à renforcer le blindage frontal en tourelle et en caisse du blindé, lui permettant ainsi de mieux faire face aux chars et canons antichars de l'Axe, jouant alors mieux son rôle de soutien d'infanterie. Une version M4A3(76)W, autrement dit une version du Sherman Jumbo armée du canon de 76.2mm, à été produite. - La seconde variante, elle aussi très connue, est celle qui a consisté à équiper le Sherman A3 d'un obusier à canon court de 105mm, destiné à combattre plus aisément les éléments ennemis fortifiés. - Une troisième version, considérée comme une des meilleures versions du Sherman lors du second conflit mondial, a été celle qui équipait le blindé de la toute nouvelle suspension HVSS (pour Horizontal Volute Spring System). Cette suspension dernière génération de l'époque était composée de ressorts de suspension qui fonctionnaient à l'horizontal. Cette variante était ainsi appelée M4A3E8 ou M4A3(76)W HVSS et surnommée "Easy Eight" (Huit facile). Ce Sherman était armé du canon de 76.2mm, comme son nom l'indique. Ce Sherman a m^me été utilisé lors de la guerre de Corée. M4A3(76)W Jumbo M4A3 (105) M4A3E8 "Easy Eight" ..... notez la différence de suspensions avec le Sherman 105 au dessus. VARIANTES SPECIALES : Le Sherman, tout comme le char britannique A22 Churchill, a fait l'objet de beaucoup de variantes en tous genres, certaines très utiles, d'autres complètement loufoques. - M4A3R3 "Zippo" : ce Sherman a été équipé d'un lance flamme de type Ronson canadien, pour faire face à la jungle nippone, et même au front Coréen - M4A2 T34 Calliope : Sherman équipé d'un lanceur T34 de 40 à 60 tubes lances roquettes de 6''. Il faut préciser aussi que lorsque le véhicule tirait à la roquette, le canon principal de 75mm ne pouvait être utilisé. Le lanceur était unique, autrement dit, le lanceur n'était pas rechargeable. - M4A2 "Crab" : Ce Sherman A2 a été équipé d'une sorte de fléau sur pivot, servant à battre le sable pour déminer le terrain. Tout comme son homologue, le Churchill Crab, ces chars ont été utilisé en vue du débarquement de Normandie en juin 1944. - M4A2 ou M4A3 Duplex Drive: Ces Sherman sont surnommés les "DD" ,pour duplex drive, ou char amphibie transcris en français. Ces Sherman étaient équipés d'une toile étanche et gonflable qui lui permettait de flotter, son deuxième moteur permettait de se déplacer sur l'eau. Une fois à terre, le char redevenait un char normal. Ces Sherman ont été utilisé pour le débarquement de Normandie, mais malheureusement pour eux, très peu sont parvenus aux plages, mis à part sur Sword Beach où 32 des 34 DD ont réussis. - M4A2 BARV : Le BARV (Beach Armoured Recovery Vehicle) était un un Sherman A2 qui avait été rendu étanche et dont la tourelle était remplacée par une grande superstructure blindée et utilisé en Normandie. Le Sherman fut choisi comme base car son blindage semblait le plus simple à étanchéifier et la version M4A2 privilégiée car elle était motorisée par un moteur diesel qui supportait mieux les changements subits de température lors de la mise à l'eau. Capable d'être utilisé dans 2,7 mètres d'eau, le BARV a été prévu pour dégager les véhicules qui étaient en panne ou inondés pendant l'assaut et qui bloquaient l'accès aux plages. CONCLUSION : Les Sherman ont été utilisés encore jusque dans les années 1960. Souvent vu pendant la guerre de Corée, les Sherman se sont gravé une longue histoire. Ils ont constamment évolué pendant toute la guerre, subissant bon nombre d'améliorations. Malgré toutes ses améliorations, les M4, toutes versions confondues, ont été plus faibles que les chars allemands. Ils fallait que ces chars se battent en nombre, par ailleurs, statistiquement, il fallait 5 Sherman pour venir à bout d'un char Tigre. Simple à améliorer, produit en grand nombre, et bien armé malgré tout, le Sherman à su faire de l'ombre à son homologue allemand le Pzkpfw IV. Ce blindé restera un des chars les plus emblématiques de la seconde guerre mondiale, et était avant tout, un facteur de la victoire des alliés.
  5. Vous le connaissez tous comme le plus gros, le plus beau, le meilleur chasseur de chars de toute la guerre, mais détrompez vous, ce mastodonte en est tout autre chose! En premier lieu, le Jagdpanzer VI possède plusieurs dénominations : - Sonderkraftfahrzeug 186 (Sd.kfz. ou véhicule spécialisé en français) - 12.8cm Pak 44 Ausf Panzer Jäger Tiger - Jagdpanzer VI Ausfürung B. - surnommé Jagdtiger Le succès permanent et croissant des Jagdpanzer en tous genres (comme le SturmGeschütz III [StuG III] dans toutes ses versions), le Heereswaffenprüfanmt décide de lancer une étude sur un nouveau chasseur de chars. Le projet est lancé par Hitler le 18 mai 1942. Les études se portent sur un chasseur lourd, donc plus blindé que les autres chasseurs de chars déjà en service. Le Pzkpfw V Panther n'étant pas assez robuste pour ce genre de projet (l'argument du poids d'un canon de 128mm étant très important), le bureau d'étude se tourne vers le tout nouveau Panzerkampfwagen VI Ausf B alias le Köenigstiger. Cependant, il existe deux versions du Pzkpfw VI : la version de Porsche, et celle d'Henschel, où la différence est visible au niveau des trains de roulements et de suspensions. La version de suspensions Porsche reprend quasiment à l'identique le train de roulement du "Tigre" de Porsche (autrement dit celle du Jäger Panzer Tiger P Ferdinand), mis à part que les galets sont légèrement imbriqué. La version Porsche du jagdtiger ne fût produite qu'entre 5 et 10 exemplaires), le constructeur n'ayant plus les faveurs du Führer. La versions Henschel fût produite en grand nombre et qui portera, comme son grand frère le Tigre 2, le nom de "Jagdpanzer VI Ausf. B" Le canon est développé par Krupp, des essais sont effectués à partir du canon de 152 mm M 37 russe puis avec le canon de 155 mm GBT-T 419 français, sans résultats probants, Krupp se tourne alors vers le Flak 40 12,8 cm qui, modifié, devient le 12,8 cm Pak 44 L/55, il sera construit par les usines Krupp à Breslau. Il est usiné d'une seule pièce et a une longueur de 7.02 mètres. Le compartiment de combat du Jagdtiger ou casemate, est vaste et puissamment blindée. Elle comprend un blindage frontal de 250 mm au point le plus épais du mantelet de canon (Saukopf) incliné à 15°, et 80 mm sur les côtés inclinés à 25° et 80 mm l'arrière de la casemate, incliné à 5°. La caisse quant à elle, est très peu différente de la caisse d'origine du Köenigstiger. Elle comprend un blindage frontal de 150 mm incliné à 50°, 120 mm sur les côtés inclinés à 40°, 40 mm incliné à 85° pour le bas de caisse. Le moteur est un MAYBACH HL30P30 V12 de 23,9 litres de cylindrée, refroidi par eau, développant 700 chevaux à 3000 tr/mn. C'est le même que sur le Pzkpfw VI Ausf B. Ce moteur devant déplacer les 71 tonnes du Jagdtiger, il y a un rapport d'environ 9,8 chevaux vapeurs à la tonne. Pour compléter la motorisation, une transmission possédant 8 vitesses avant, et 4 vitesses arrières à été installée. La consommation variait entre 600 litres au 100 km sur route, à 860 litres au 100 km hors route. Le Jagdtiger a été produit de juillet 1944 à mars 1945, où 88 des 150 exemplaires commandés ont vu le jour, et parmi eux, 73 ont été livré. Seulement 2 unités ont été équipé de ces engins ainsi que des écoles. - La s.Pz.Jag.Abt.512 ont reçu 20 exemplaires, disposés en 3 "Kompagnien" - la s.Pz.Jag.Abt.653 avec 42 exemplaires - 11 exemplaires destinés à l'institution [note: s Pz.Jag Abt signife "Schwere Panzer Jäger Abteilung" autrement dit "bataillons de chasseurs de chars lourds" en français] Le Jagdtiger a démontré rapidement ses faiblesses, à savoir : une mobilité trop réduite, un poids excessif et une forte consommation de carburant pour une armée allemande en pénurie. Les blindés alliés ne chercheront toutefois jamais la confrontation directe avec son puissant armement de 128mm. Ils préfèreront contourner l'obstacle et le neutraliser par les flancs, ou l'arrière. Plusieurs durent être abandonnés et sabotés suite à des ennuis mécaniques. La 1./s.Pz.Jag.Abt.512 a combattu près de la tête de pont de Remagen tandis que la 2./s.Pz.Jag.Abt.512 a combattu à Siegen et Weidenau ,où toutes deux, elles ont perdu leurs Jagdtiger les uns après les autres. La 2e compagnie se rend aux Américains à Iserlohn ; certains Jagdtiger feront retraite en Autriche où ils combattront avec succès les KV-85 russes, avant de perdre leurs matériels à leur tour. La s.Pz.Jag.Abt.653 combattra durant l'opération Nordwind avec seulement deux Jagdtiger en appui de la 17e SS Pz. Div. puis avec une compagnie avec la 10e SS Pz. Div. dans la région de Strasbourg. En décembre 1944, l'unité est renommée en s.Pz.Jag.Kp.614, elle est ensuite placée en réserve dans la forêt de Haguenau, en mars 1945. L'unité disparaîtra dans les multiples accrochages à Ulm, Munich, Salzbourg et Stengberg. Mais malgré tous ses défauts, le Jagdtiger a su retarder les Américains plus d'une fois sans pouvoir assurer la victoire en détruisant environ 200 véhicules blindés ennemis pour la perte de 24 machines.
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